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VEN. 7 févr. 20H30

Concert

Les Nuits de L’Alligator

King Khan’s Louder Than Death + Daddy Long Legs + Gliz

Stereolux Salle micro Organisateur : Stereolux Blues Garage Placement libre debout
12.60€
8€
Tarif sur place 13€

L’Alligator sort du bayou pour vous cracher à la figure le blues-soul psyché punk déjanté du Canadien King Khan’s version big band, le blues trash garage du trio new-yorkais Daddy Long Legs et le swamp rock (banjo, tuba, batterie) des Français de Gliz. Sauvage et poisseux !

Les Nuits de l’Alligator

Le festival qui a les crocs sort du marais et s'apprête, une nouvelle fois, à se balader de par cette douce France qui ne l'est pas vraiment mais que lui se propose d' ensauvager à grands coups de riffs rageurs, d'esprits frappeurs du bayou et de ferveur blues (est-il encore nécessaire de rappeler qu'il ne s'agit pas d'un « festival de blues, mais [d']un festival de musiques avec du blues dedans », quand sa quinzième édition pointe le bout de son féroce museau ?) Et tout ça, rien que pour vous, bande de petits sauvageons !

King Khan’s Louder Than Death (CA/All)

Quand j'ai tapoté « King Khan » sur mon moteur de recherche, celui-ci m'a d'abord proposé un bellâtre indien, puis un type qui vraisemblablement a décidé de se faire exploser à grands coups d'anabolisants, et un autre, bedonnant, moustachu, amateur de coiffes plumées. Ni une, ni deux, c'est sur ce dernier que je jette mon dévolu – car comment résister à un homme qui, en plus, lèche aussi lascivement son manche de guitare ? Vérification faite, le King en question, mix improbable entre John Belushi et un catcheur mexicain, aime se mettre des couvre-chefs chelous sur la tête et redonne de la vigueur au mot « excentrique ». Quand j'apprends qu'il a quitté son Québec natal après qu'on lui a eu signifié que son premier groupe punk était persona non grata dans certaines salles de concert en raison de comportements... déplacés, le personnage me devient éminemment sympathique. Et quand je le vois sur scène, entouré de son (presque) big band, hurlant sa soul psyché avec du garage rock dedans, avec sa tchatche et son bagout, je suis tout près d'adhérer à son fan club, voire d'en diriger l'antenne nantaise. 
Alors, c'est qui le King ?

Daddy Long Legs (US)

Les Pholcidae, dont chacun sait qu'elles constituent une famille d'araignées de la catégorie des aranéomorphes, sont communément appelées « daddy long-legs spiders » en raison de la taille démesurée de leurs pattes et, pour cette raison, sont souvent confondues avec l'inoffensif faucheux. En outre, une légende aussi tenace qu' erronée les prétend venimeuses, mais vous me rétorquerez que ça n'a rien à voir avec la choucroute – et vous aurez raison, puisqu'on n'est pas ici pour parler arachnologie mais musique, et du power trio new-yorkais qui a emprunté le surnom de la petite bête pour balancer, avec élégance et distinction néanmoins, son blues trash (ou garage, ou punk-blues, au choix) fébrile, fiévreux – l'un s'acharnant avec des maracas sur ses fûts, l'autre s'époumonant comme un tuberculeux dans son harmonica et son micro Green Bullet (qui donne ce son si particulier au groupe), le dernier maltraitant amoureusement sa guitare. Roots, simply roots.

Gliz (FR)

C'est un combo rock pour le moins original dans sa forme, l'habituelle basse cédant sa place au tuba, et la non moins traditionnelle guitare au banjo. Attention cependant aux apparences : le power trio jurassien n'a rien de folklorique – le banjo rêche est électrifié, les rythmiques soutenues, les sonorités un peu garage, un peu heavy blues, et le chant tendu, gorgé d'émotion – d'une grande plasticité. Gliz, après plusieurs Eps et avec quelques centaines de concerts au compteur, se fend naturellement d'un premier album, Cydalima (un papillon invasif, pour les amateurs d'entomologie) : vaste panorama de ses influences et inclinations musicales, de Jack White à Radiohead, du bluegrass aux noirceurs romantiques. Un groupe avec lequel il faudra Franche(ment)-Comté.