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Musique Publié le 29/01/2018

Un Alligator ébouriffé et heureux

Tous les ans, l'Alligator part en pèlerinage pour porter, de ville en ville, ses trouvailles héritées du blues. A l'occasion de la grand-messe nantaise du 15 février, le reptile vagabond nous mènera vers de lointaines et exotiques contrées. Ses acolytes Stéphane Deschamps, journaliste aux Inrocks et Jean-Christophe Aplincourt, programmateur du 106 à Rouen, donnent le ton de cette soirée qui devrait nous laisser "ébouriffés et heureux" ! 

Quels sont les groupes qui accompagnent l'Alligator à Nantes le 15 février et sur quel pied dansera-t-on ?

Stéphane Deschamps : Un groupe de Touaregs du Niger, des rockers turco-hollandais psychédéliques et un Français du Sud-Ouest qui joue du blues à sa façon : c’est une soirée "Alligator" au sens le plus large, éclectique avec un point commun aux trois groupes. Ils vont faire danser le public et l’emmener loin ! 

Jean-Christophe Aplincourt : Sur les trois plateaux du festival, je dirais que Nantes a la chance d’accueillir le plus aventureux et le plus global. Félicitations à Stereolux pour son audace et sa confiance. Les Nantais devraient en sortir ébouriffés et heureux !

 


Où l'Alligator a-t-il déniché ces groupes ? En quoi correspondent-ils au credo du festival ? 

SD : Nous avons découvert les Filles de Illighadad il y a plus de deux ans via des vidéos sur Youtube. À l’époque elles n’avaient pas encore sorti de disque ni joué en dehors du Niger. Gros coup de cœur immédiat. Depuis elles ont sorti deux albums et beaucoup tourné. Elles jouent de la musique traditionnelle touarègue, mais électrique et très hypnotique. Il y a des liens avec le blues du Nord Mississippi que nous adorons.
Altin Gün s’est formé entre la Turquie et la Hollande. On les a repérés l’an dernier. Ils sont passés aux Trans Musicales de Rennes en 2017 et ont déjà un morceau qui passe en radio. Leur musique nous touche parce qu’elle explore un patrimoine, la pop psyché turque des années 70, tout en étant très vivante.
Le Français Kepa nous a interpellés l’an dernier aussi, via des vidéos. Il correspond bien à l’éthique première du festival : un mec tout seul qui se démène sur sa guitare, mais avec son style et sa personnalité, sans tomber dans les clichés.

Jean-Christophe Aplincourt  : " Je trouve que cette soirée est représentative du métissage, de l’hybridation permanente qui sont au cœur de la musique. Un truc très impur, très beau et qui groove! "