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JEU. 26 mars 20H30

Concert

Le Beau Label I Midnight Special Records

Michelle Blades + Cléa Vincent + Le Groupe Obscur

Stereolux Salle micro Organisateur : Stereolux Chanson Pop Placement libre debout
13.60€
9€
Tarif sur place 14€

Depuis la sortie de leur première cassette en 2011, Midnight Special Records creuse  son sillon indépendant en gardant toujours une approche artisanale et DIY. En huit ans, le label a construit un catalogue folk-pop exigeant et varié (Kim, Laure Briard…). Focus avec l’indie pop-folk expé de la Panaméenne Michelle Blades, la chanson-pop libre de Cléa Vincent et la dream pop gothique des Rennais Le Groupe Obscur. 

Midnight Special Records

Ça a commencé dans l'appartement parisien de Victor et Marius, où s'y retrouvaient Jacques, La femme, Cléa Vincent et d'autres encore. Les affinités sont là, une idée fuse, un label naît, aux couleurs pop. On s'enthousiasme, on se serre les coudes aussi – les temps sont durs pour tout le monde. Le DIY est de rigueur : ici, on enregistre en famille, à la maison, et tout le monde met la main à la patte, artistes et équipe dirigeante confondus – entraide et débrouillardise ne sont pas de vains mots. Huit ans plus tard, MSR est toujours dans la place, collabore avec plein d'autres labels qui finissent aussi par « records » (Burger Records aux États-Unis, Domino Records en Angleterre, Michel Records au Canada), coproduit l'émission Sooo Pop et le festival Ostreoid : une petite entreprise qui ne connaît pas la crise. 

Michelle Blades (FR)

Iconoclaste, elle a rompu avec l'héritage musical familial (papa joue de la salsa) ; déracinée, elle a fui son Panama natal, puis la Floride, puis Phoenix, avant de s'installer en France où, de son propre aveu, le réancrage opère. C'est un parcours pour le moins inhabituel, voire tumultueux, qu'a suivi la jeune néo-Parisienne qui, après plusieurs albums naviguant entre folk et pop, a trouvé la formule adéquate à sa sensibilité artistique : une « pop picante », selon ses dires, infusée dans la contre-culture américaine, la chanson française, l'hispanophilie, avec des élans psyché et un jeu guitaristique complexe et délié que n'aurait pas reniés Devo – ce que son dernier album en date, Visitor, illustre admirablement. Michelle Blades, manifestement, a su trancher dans le vif.

Cléa Vincent (FR)

Parfaite représentante de cette bouillonnante scène chanson-néo-rétro-futuriste-française, qui adule Véronique Sanson, France Gall et l'esthétique 80s tout en étant merveilleusement à l'aise dans son époque dont elle se fait souvent l'écho, dans ses revendications comme dans ses goûts, Cléa Vincent a en plus de la suite dans les idées.  Après des débuts avortés avec une major peu conciliante, la jeune Parisienne ne lâche pas l'affaire, arpente les cafés-concerts clavier en bandoulière, rencontre les gens de MSR dont elle partage le sens du DIY, publie un premier album qui tape dans l'oreille de plus d'un, puis un deuxième, Nuits sans sommeil, plus rêveur, plus dansant également, plein du souci amoureux : une dream pop méticuleusement candide pour cœurs brisés (mais bien en vie). 

Le Groupe Obscur (FR)

C'est un groupe en -ique : poétique, mystique, lyrique, ésotérique, féerique, hypnotique... Les qualificatifs ne manquent pas pour définir et décrire le quintette rennais dont la dream pop un peu tordue, mêlée de shoegaze « lushien », explore des arcanes surréalistes où l'on trouve des éléments de carnaval, de cirque, d'arts visuels – exploration aussi jouissive que consciencieuse, aussi débridée que réfléchie. Ethérée, saturée, psyché, se risquant à une grandiloquence jamais mièvre, la musique de ces cinq-là fait déjà dire à plus d'un qu'ils sont les héritiers directs de Cocteau Twins. Si le compliment est d'envergure, la comparaison est lumineuse.