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Musique Publié le 06/09/2019

Scopitone : L'univers singulier de Gablé

Scopitone accueille des adeptes du fait-maison pour bricoler en direct la bande-son de CoMiColoR, une série animée à l'univers atypique. L'invitation à un voyage merveilleux en famille, au rythme de multiples instruments.

 

Pouvez-vous présenter votre groupe ? Comment tout a commencé ?

GaBlé est à l'origine le projet solo d'un batteur-expérimentateur fraîchement diplômé des Beaux-Arts, rapidement rejoint par Gaëlle et Thomas, multi-instrumentistes amateurs-rices, enthousiasmé-ées par ce qui sort du mini home studio DIY de Mathieu. S'enchaînent alors de nombreux concerts, les Transmusicales, la signature sur le label anglais Lo recordings puis Ici d'Ailleurs, 7 albums, tournées et festivals.

 


 

 

Quelles sont vos inspirations ? Et comment travaillez-vous sur vos compositions ? 

La forme scénique, souvent éloignée des versions album, découle d'une adaptation des compositions domestiques où samplers et séquencers cohabitent avec des guitares, des synthétiseurs et des flûtes à bec, à l'image de la discothèque où se côtoient Aphex Twin et Daniel Johnston, Sonic Youth et Why?. Le jeu consiste alors à trouver un équilibre instable dans des collages électro-noise-hip-folk, en ayant toujours à coeur de surprendre ou désarçonner, le tout dans des formats plutôt courts.

 

Votre ciné-concert s'inscrit dans l'univers singulier de CoMiCoLoR, pourquoi avoir choisi cette série animée et comment votre musique accompagne-t-elle l'image ?

L'idée du cinéconcert et le choix des dessins animés de la collection Comicolor d'Ub Iwerks nous ont été soufflé par l'Antipode à Rennes. Leurs formats courts, inspirés de contes traditionnels, la variété des esthétiques et la grande fantaisie visuelle qu'ils proposent nous permettent une grande liberté de variations. L'animation est par nature très rythmée, ce qui permet de s'y coller de façon joueuse, mais elle est aussi suffisamment forte pour que la musique vienne la chahuter et la détourner de sa narration.

 

Quelles réactions du public, grand comme petit, avez-vous pu observer lors de vos dernières représentations de  CoMiCoLoR  ? 

Des enfants pudibonds qui s'offusquent ostentatoirement d'un baiser délicat, d'insupportables instituteurs-rices qui ponctuent la séance de sonores rappels à l'ordre bien plus dérangeants que la joyeuse dissipation de leurs élèves, de sensibles adultes nostalgiques qui reconnaissent avec bonheur les cartoons de leur enfance à jamais disparue : les réactions sont aussi diverses qu'est large le spectre des âges du public que nous amène les programmateurs-rices dans l'esprit desquels l'association dessin animé/gamin se fait avec aisance.