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Arts numériques Publié le 23/06/2020

Retour sur la résidence "SOUDAIN TOUJOURS" de Guillaume Cousin

Guillaume Cousin se décrit comme un « expérimentateur-constructeur ». Scénographe et éclairagiste dans le spectacle vivant, il explore la magie des phénomènes naturels en même temps que les limites de nos perceptions, à travers des installations sensorielles. On se souvient de son oeuvre présentée à Scopitone 2019, Le silence des particules, gigantesque machine de bois et d'acier semblable à un vortex vivant qui crachait d'immenses cercles de fumée. Guillaume Cousin revient avec une nouvelle installation intitulée Soudain Toujours, et il n'a pas perdu sa folie des grandeurs ! Imaginez une machine 10 fois plus grande que ce prototype monté lors de cette résidence à Stereolux, véritable soufflerie qui crée une sculpture d'air... Un peu de patience, jusqu'à Scopitone 2021 :) 


- Pouvez-vous nous présenter cette nouvelle création sur laquelle vous travaillez ? 

SOUDAIN TOUJOURS interroge notre rapport à l’imperceptible. Une machine monumentale basée sur le principe d’une soufflerie aérodynamique contemporaine crée une sculpture d’air. La machine génère un souffle laminaire: un mouvement d’air parfaitement parallèle et sans turbulence. C ‘est le «vide», la page blanche cylindrique de 7m de long sur laquelle va s’écrire la partition révélée par de la fumée et la lumière. Nous contemplons le très lent passage d’un nuage, puis d’une ligne droite vibrante qui lentement entre en rotation. Les lignes se multiplient jusqu’à former une interaction complexe, une sorte d’ADN. SOUDAIN TOUJOURS intègre un dispositif sonore qui utilise le son massif et sourd de la soufflerie. 

   
 

- Quels ont été les objectifs et les différents axes / temps de travail de cette résidence ? 

Notre recherche a été concentrée en deux axes :
- mener une recherche sur le dispositif sonore et les grands principes de composition en 5 phases: le vide, le chaos, la matière, l'interaction, le plein.  
- mener une recherche sur la possibilité des formes créées dans le dispositif par la fumée. 

- Qu'êtes-vous venus chercher à Stereolux ? 

Principalement un temps de recherche intense en huis clos sur le projet avec Clément Edouard qui travaille le son. Bien sûr le confort du lieu de travail et l'équipe technique, ressource très précieuse dans ces temps de recherche. Nous avons pu également présenter nos recherches à la soufflerie climatique Jules Vernes à Nantes qui m'accompagne sur l'étude aérodynamique pour ce projet. 


- Quelle est la prochaine étape pour vous avec cette création ?

J'attends dans les jours qui viennent de prototype numérique finalisé par la soufflerie. À la suite de cela je pourrai commencer les tests de matériaux et les recherches scenographiques sur l'objet sculptural.