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Danse Publié le 15/03/2019

J'ai testé : Anthologie du cauchemar par Système Castafiore

"Mon écharpe "cache-oeil" en cas de scènes trop effrayantes, me voilà prête pour ce spectacle "cauchemardesque". Sur le papier, frissons garantis: un enchaînement de tableaux qui nous plongent dans nos rêves les plus obscurs. Les danseurs de la Cie Système Castafiore retranscriront ce voyage à l'aide d'effets sonores, de trucages visuels et même de magie !
L'aventure commence dans un décor sombre mais avec une musique relativement joyeuse et sereine. Une danseuse, toute de blanc vêtue se couche, prête à rejoindre les bras de Morphée. Le cauchemar commence lorsqu'un monstre squelettique, digne des créatures cachées sous nos lits (d'enfants !), vient se dresser au dessus de cette femme endormie.
 


 

Une succession de tableaux tous plus impressionnants les uns que les autres s'enchaînent devant nos yeux. Ce ne sont pas seulement des frissons de peur qui envahissent le spectateur mais également des frissons d'émerveillement : le spectacle est enivrant avec des décors et costumes mêlant contes féeriques et histoires d'horreur. Des panneaux mobiles accompagnent les danseurs en projetant des images mais également des citations et animations visuelles.
 


 

Tiens, tiens, l'heure est venue pour moi de faire face à mon pire cauchemar: un homme court sur un tapis et ne peut s'arrêter, voyant se succéder indéfiniment des paysages sur les panneaux. Je savais que mon écharpe “cache-oeil” allait me servir !
Ouf, le tableau prend fin et laisse place à un décor calme et serein dans une jungle verdoyante. Nous retrouvons la jeune femme vêtue de blanc et très vite, deux autres danseurs la rejoignent. Comparable au Walt Disney La Belle et la Bête, nous assistons à la rencontre amoureuse d'une Bête, mi-homme mi-animal et d'une belle jeune femme à la chevelure flamboyante. C'est beau, gracieux et apaisant.
La jeune femme est confrontée à un ultime cauchemar dans un tableau beaucoup moins idyllique que le précédent : une multitude de mains sort de son matelas et vient la toucher sans que la danseuse ne puisse bouger, comme paralysée par la peur. Seule la respiration accélérée de la danseuse accompagne cette scène.
 

 

Le dernier décor apparaît. Nous retrouvons cette femme. Elle se réveille et se précipite vers un cahier pour écrire. Ecrire le plus vite possible ce dont elle a rêvé, pour ne rien oublier de cette aventure au cœur de ses songes.
Une citation apparaît pour clôre le spectacle : "Nous sommes de l'étoffe dont sont faits les rêves" [Shakespeare]
Une chose est sûre, Système Castafiore aura réussi à emmener le spectateur au plus profond de son imagination.

 

Marine B, membre The Crew