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ven. 15 mars 2024 20H30

SLIFT + Servo

Complet
STEREOLUX Salle Micro Placement libre Debout
Organisateur : Stereolux

Les Toulousains sont à la fois Blitzkrieg Fuzz, geyser Free et Prog caverneuse, solos vicieux et bends assassins, Krautrock acide et jazz cosmique, cœurs célestes  et voix ancestrales, heavy metal, doom Abyssal et noise Apocalyptique. Du chaos, du silence, c’est SLIFT, c’est unique.

SLIFT (FR)

Le rock stoner tient son nom - semble-t-il - de l’état de défonce de ses pionniers. Si les Toulousains de SLIFT ont un œil goguenard tourné vers les étoiles, c’est sans doute moins par l’abus de substances que par fascination toquée pour les mondes imaginaires de la science-fiction. Pour orner la pochette de son second et déjà culte album UMMON, le trio avait fait appel au légendaire illustrateur Caza, qui avait parfaitement su extraire de sa mine l’éclat cosmique et l’énergie incandescente de leur rock : “space rock” a t-on lu alors, et cela correspond bien aux altitudes que fréquente SLIFT si l’espace en question est suffisamment vaste pour abriter post, prog et psych rock… A cette hauteur, les frontières ne sont que des gribouillis que le groupe a rapidement gommés pour tourner à l’international, et c’est désormais pour le mythique label de Seattle Sub Pop que ces derniers scrutent les étoiles. Il parait que ce sont les mêmes qu’à Toulouse.

Servo (FR)

Servo tirent leur nom d’un titre de Brian Jonestown Massacre mais la comparaison s’arrête là. Psyché par vocation et non pas par mode, le combo rouennais a tôt fait de délaisser les tempos mollassons du genre pour des rythmiques syncopées, frôlant parfois-même les beats disco et les patterns garage. Le groupe s’est spécialisé dans un post-punk shoegaze et progressif qui passe par tous ces états. De la contemplation instrumentale évasive et embrumée à une violence implacable où tous les instruments explosent en même temps, il n’y a qu’un pas. Le tout étant guidé par un chant mi-monotone (pour le côté punk) mi-halluciné (pour le côté psyché).
Sur scène c’est l’orgie sonique, la répétition devient transe et les voix lointaines s’entremêlent à la manière de trente Ian Curtis dans la chapelle Sixtine. Très vite, on a d’yeux que pour l’étrange danse de la guitare et de la basse; la tête noyée dans une masse sonore aux allures d’un trip dont on ne redescendra que lorsqu’ils l’auront décidé.