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sam. 21 sept. 2024 22H00
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Nuit Electro #2 : Anahit Vardanyan · Canblaster · Dela Savelli · Dylan Dylan · King Kami · Mina & Bryte · Saliah · Sama’ Abdulhadi · Swooh

Soirées interdites aux personnes mineures, même accompagnées.
STEREOLUX Salles Micro et Maxi Placement libre Debout
La programmation se déployant simultanément en salles Micro et Maxi, votre billet ne vous garantit pas en permanence l’accès aux salles.
22h00-05h00
Organisateur : Stereolux

Anahit Vardanyan (AM) · Live

Enracinée et la tête dans les étoiles : la techno d'Anahit Vardanyan est universelle. Formée au piano classique dans sa ville de Yerevan, elle poursuit à Hambourg puis Berlin son apprentissage électronique. Le tout sans jamais perdre de vue l'immense patrimoine musical de son Arménie natale. Les mélodies de son enfance infusent naturellement dans sa musique aux BPM élevés et aux sonorités aériennes. Perfectionniste, elle travaille sans relâche pour tirer de ses machines une émotion pure, débarrassée de toute pesanteur. Les polyphonies subtiles ne perdent jamais en immédiateté, pour un résultat lumineux et chaleureux. Et surtout parfaitement taillé pour le live, grâce à sa maîtrise des synthétiseurs analogiques.

Canblaster (FR) · Live

Faire corps avec ses machines - et en tirer quelque chose de profondément humain. Depuis la fin de son quatuor Club Cheval en 2016, Canblaster a peu publié, mais beaucoup travaillé. Jusqu'à la sortie en trois parties de son premier album solo, Liberosis, au printemps dernier. Mixé par Steve Dub, ingé son attitré des Chemical Brothers, il synthétise toutes les obsessions du musicien, de l'acid UK 90's à l'electronica la plus élégante, en passant par la techno breakée ou les musiques de Ryuichi Sakamoto. Façonné au cœur de la nuit (parfois en direct sur sa chaîne Twitch), il se vit comme un rêve lucide aux BPM intenses et aux sonorités légères. Le tout se décline dans un show aussi éblouissant que l'homme est discret, servi par un travail de lumières millimétré. Vivant. Puissant.

Dela Savelli (NANTES) · Live

Leggerezza : c'est par ce mot italien que la productrice nantaise a choisi de nommer son premier EP il y a deux ans. Celui-ci signifie "légèreté" dans ce que le terme a de plus élégant, et de plus existentiel. Voilà son graal. Membre du Blockhaus DY10 et sa radio, elle a su développer une esthétique bien à elle, dans une fusion d'electro et d'hyperpop. Les beats peuvent aussi bien puiser dans le footwork que la RnB, tout en pouvant même brutalement basculer dans des atmosphères ambient. Des associations d'opposés comme seule peut permettre une méthode aussi spontanée et impulsive que la sienne. Tout repose sur un sentiment d'urgence, une fragilité que l'autotune de la voix ne vient que renforcer. C'est une tendre tempête, une mélancolie furieuse. Bref, un art de l'oxymore permanent.

Dylan Dylan (FR) · DJ set

L'amour, c'est la joie, mais aussi la mélancolie, les regrets, l'attente. Tout un cocktail d'émotions que Dylan Dylan télescope dans des mixes euphorisants. Formée au piano classique, elle découvre l'univers des clubs à la fac. Débute alors une véritable fascination pour la technique du DJ, qui n'a fait que s'intensifier. Depuis ses débuts en 2011, son parcours l'a naturellement mené à la production, avec notamment deux albums remarquables sur le label anglais Shall Not Fade, témoins de son goût sûr. Mais elle revient toujours à son premier amour : les platines. Résidente du Badaboum à Paris, elle se spécialise dans une house aux rythmiques breakées, dans une fusion toute en finesse. L'énergie, la rêverie, le groove : tout est là.

King Kami (BR) · Live AV

Elle est le roi. Venue du Nordeste du Brésil, Kamila Ferreira vit à Lisbonne depuis ses 13 ans. Cet ancrage des deux côtés de l'Atlantique lui permet de balayer tout le champ des musiques lusophones, du baile funk au brega, et son romantisme aussi désuet que charmant, en allant au kuduro et l'irrésistible batida, qui affole le Portugal depuis plusieurs années. Depuis ses débuts en 2015  avec les soirées Noites Medusa (pensées pour donner plus de visibilité aux femmes artistes portugaises), elle croise ces styles sur des beats techno et funks de plus en plus sombres. Et la partie de vjing qui s'y ajoute depuis peu ne fait que renforcer cet état d'esprit, avec ses visuels à l'horreur baroque et grotesque, nés des tréfonds de la culture web. Les syncopes se bousculent, et le dancefloor devient joyeusement macabre.

Mina (GB) & Bryte (GH) · Live

Il a suffi d'un clic. En quête d'inspiration, la productrice britannique Mina se plonge un soir de 2017 dans Soundcloud, et y découvre le MC ghanéen Bryte. Ce dernier a notamment contribué à l'essor de l'azonto, style qui fait fureur à Accra depuis les années 2000, fait de danses virales, d'humour et de rythmes effrénés. Le contact se fait immédiatement, et depuis les deux musicien·nes ne cessent d'enchaîner les bangers. Tantôt trap, dancehall ou kuduro, le duo parvient à un résultat aussi exubérant qu'entraînant. Sur scène, l'énergie de Bryte semble aussi inextinguible que sa bonne humeur, transportée par les productions aux rythmiques intenses. De quoi laisser le public épuisé, mais heureux.

© Photo : Cicely Grace

Saliah (LB/UK) · DJ set

Elle n'est pas là pour s'excuser d'être qui elle est. Après des débuts dans la scène drum'n'bass britannique à l'âge de 15 ans, la DJ a failli renoncer, notamment à cause du sexisme du milieu. Pour notre plus grand bonheur, elle a fini par trouver une autre voie, en assumant à fond son identité, et notamment ses origines libanaises et koweïtiennes. Fini de se plier aux attentes d'un public européen, elle joue avant tout ce qu'il se fait de plus excitant dans la techno arabe, sans compromis. Ce qui ne l'empêche pas de puiser dans la bass music, la jersey ou le baile funk à l'occasion, pour mieux le croiser avec Oum Kalthoum ou la musique soufie. C'est seulement dans cette authenticité qu'elle peut se réaliser - avec ce que cela comporte de politique, sur les questions de représentation et d'inclusivité. Pour que la confiance puisse mener à la danse.

Sama’ Abdulhadi (PS) · DJ set

C'est une affaire de résilience. Pendant la tragédie qui se joue actuellement dans son pays, la DJ palestinienne entend bien continuer de donner de la voix. Son parcours à Beirut, au Caire puis à Paris ne l'a jamais faite dévier de son objectif principal : être le moteur de la scène techno de Palestine. Pour cela, elle a fondé le collectif UNION, qui réunit les meilleur·es artistes underground du pays, mais aussi publié en novembre dernier une compilation caritative sur l'excellent label londonien Fabric. Mettre en avant la culture arabe est ici tout sauf de l'exotisme : c'est une démarche politique forte, qui cherche à dépasser les frontières et établir une connexion viscérale. Et ainsi faire oublier - ne serait-ce qu'un instant - la peine. Mais toujours en levant le poing.

Swooh (FR) · Live AV

La nouvelle icône de l'underground ? Casquette toujours vissée sur la tête, la jeune brestoise produit depuis 2013 une techno toujours curieuse et enivrante. Sorties sur des labels comme Molekül ou le rennais Elemento Records, ses productions peuvent brasser ghetto techno, footwork, acid, breakbeat, ou même dubstep. Sa curiosité l'amène partout où les corps sont entraînés. Avec l'artiste visuelle Océane Breton, elle imagine un spectacle total où les samples puisés dans la pop culture rap, jeu vidéo ou dessins animés dialoguent avec les créations 3D aux tons hyperpop et cyberpunk. Un kaléidoscope de références profondément dans l'air du temps, mais jamais dans la facilité, tant l'artiste est une perfectionniste. Halluciné et sombre, le résultat est surtout profondément enivrant.

© Photo : Morganographe

 

À retrouvez également pendant le festival :

Initiation à la production avec Swooh