Logo Stereolux

MER. 3 avr. 20H30

Concert

Les Femmes S’en Mêlent #22

PONGO + GEORGIA + SINK YA TEETH

salle Micro Organisateur : Stereolux Afro-beat Electro Wave Placement libre debout
13.60€
9€
Tarif sur place 14€

Les Femmes S’en Mêlent deviennent furieusement tendance (enfin !) mais on ne pourra pas taxer d'opportunisme le festival itinérant qui défend la création féminine depuis 22 ans ! Plateau de choix pour leur date nantaise avec l’electro-afrobeat de la Portugaise Pongo, l’electro-grime-dance de l’Anglaise Georgia et le dark-punk-synth-wave du duo anglais Sink Ya Teeth.

LFSM #22

« Non mais, de quoi j'me mêle ? », balance son patron à l'apprentie.
« Mêle-toi de ce qui te regarde ! », vitupère son père à la fille.
« Ne te mêle pas de ça », crache son mari à l'adresse de la femme.
« Ce ne sont pas tes oignons », siffle son maître à l'élève.

Voilà pourtant de quoi se mêlent les femmes : de tout. Parce qu'elle sont tout, parce qu'elles savent, sentent, pressentent, devinent, créent, imaginent. Parce qu'elles aussi peuvent être inconstantes, incompétentes*, inquiètes, furieuses, moches, viriles, égoïstes. Les femmes se mêlent de tout parce que tout les concerne. Parce qu'elles ne sont pas notre avenir, mais leur présent.

 

* « La femme serait vraiment l'égale de l'homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente. »
Françoise Giroud
(À bon entendeur...)

Pongo (PT / AO)

Elle s'est elle-même proclamée « nouvelle princesse du kuduro », titre combien justifié, tant son premier EP, Baia, vrille les cerveaux et donne la fièvre (pas celle, gentille et permanentée, du samedi soir, non, non, la diabolique, la viscérale, celle qui a tout l'air d'une transe, d'une possession). La jeune Lisboète d'origine angolaise, ancienne membre du fameux Buraka Som Sistema, crée un kuduro « métissé et progressif », sorcier mélange d'electro, d'afrobeat, de dancehall, avec une classe de dingue, et un style non moins renversant – comme un écho festif et résolument hédoniste à l'injonction lancée par Pina Bausch : « Dansez, sinon nous sommes perdus ». Et quand on sait qu’elle est accompagnée sur scène par la fine fleur de l’electro-pop nantaise, vous n’avez plus aucune excuse….

Georgia (GB)

Quoi de plus naturel, quand on est la fille de Neil Barnes (moitié de Letfield, avant qu'il ne reprenne seul les commandes d'un des combos les plus plus marquants de la scène electro britannique), que d'emboîter le pas à papa ? C'est ainsi que la jeune Georgia, Londonienne pur jus, s'installe toute jeune encore derrière des fûts et, de fil en baguettes, devient la batteuse de Kwes et de Kate Tempest, se met à écrire et à produire. Grime, dub, hip-hop, dance, ragga : les goûts de Georgia sont à l'aune de la scène underground anglaise, par nature métissée, éclatée, éclectique ; ses compos révèlent une nature énergique, indocile et opiniâtre – mais, après tout, si tel n'avait pas été le cas, elle se serait sans doute orientée vers la flûte traversière (no offense pour les joueurs de flûte traversière)...

Sink Ya Teeth (GB)

Elles sont deux, viennent de la paisible Norwich, prônent le DIY ; ont déjà ouvert pour Gang of Four et !!! ; sont influencées par la scène US des 80s, les cultures gay et black, le post-punk, le dark disco et la synth-wave ; aiment le groove, faire danser surtout ; ont, bien plus qu'un style, une attitude ; ont une préférence pour les beats secs et les basses élastiques, les atmosphères chatoyantes et vitreuses tour à tour ; sont des nerds des musiques indépendantes de ces quatres dernières décennies, qu'elles ont assimilées dans leur chair, leur sang et leurs compos, sans maniérisme ni afféterie, au long d'un premier album remarqué, auquel elles ont donné leur nom. Elles, ce sont Maria (ex-Girl in a Thunderbolt) et Gemma (ex-Kaito).