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Gratuit
jeu. 09 sept. 2021 14H00

Ambivalences #1

CHAPITRE 3 : Horizons

Terminé
Halle 6 Ouest
Assis // Gratuit sur inscription
de 14h à 18h
Organisateur : Stereolux

Cet événement sera également diffusé en streaming sur Facebook & YouTube.

Dans une société en proie à la résurgence et la constance des crises environnementales, sociales, culturelles, économiques, politiques et sanitaires, la numérisation de nos existences complexifie d’autant la lecture et l’analyse de ces mutations.

Partant du postulat que la technologie n’est pas neutre, que son déploiement exponentiel impacte l’ensemble de notre écosystème, et que la place de l’art et de la culture est essentielle pour explorer ces questionnements et ces enjeux, Stereolux, Oblique/s et Electroni[k] s’associent pour présenter un cycle de rencontres intitulé “Ambivalences”.

Plus d’informations sur Ambivalences 

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CHAPITRE 3 : Horizons

À la suite des deux premiers chapitres du cycle “Mutations environnementales” d’Ambivalences consacrés aux liens entre art et écologie et à la question du soin, ce troisième et dernier chapitre se penchera sur la manière dont ces mutations invitent à repenser notre rapport à la technique, et en particulier aux technologies numériques. Si la critique, en particulier écologique, du système technique sur lequel reposent nos sociétés modernes est ancienne, l’urgence climatique actuelle et le déploiement exponentiel des technologies numériques nécessite d’inventer de nouveaux horizons quant à la place qu’elle occupe dans nos vies.

À travers six conférences, abordant des thématiques allant des liens entre technique et vivant, de l’approche technocritique dans l’art aux controverses techniques actuelles, ce chapitre explorera les liens entre technique et mutations environnementales, et la façon dont artistes et chercheur·ses s’emparent de cette question.

Plus qu’une conclusion, ce chapitre se veut une ouverture sur les cycles d’Ambivalences à venir, dédiés aux mutations du vivant et aux mutations politiques. Car la question de la technique en général, et des technologies numériques en particulier, fil rouge d’Ambivalences, ne peut se penser indépendamment des mutations politiques, philosophiques et anthropologiques auxquelles elle participe.

Ambivalences émane d’une dynamique inter-régionale portée par Oblique/s (Normandie), Stereolux (Pays-de-La Loire) et Electroni[k] (Bretagne). Elle s’inscrit dans la lignée des réflexions portées par le réseau national HACNUM, autour des enjeux propres aux acteurs et au secteur des arts hybrides et cultures numériques.

     

 

   

PROGRAMME

14:00-14:15 : Introduction 

Pauline Briand, journaliste, rédactrice et consultante

14:15-14:50 : Les technologies à l'heure du vivant : entre oubli de la technique et captation par la résilience

Alexandre Monnin, directeur scientifique d’Origens Media Lab, enseignant-chercheur en école de management (ESC Clermont BS)

Le champ des études sur "l'environnement" a connu ces dernières années une avancée spectaculaire des travaux sur le vivant, au point de devenir un véritable phénomène éditorial (voir en particulier les publications des éditions Actes Sud). Celle-ci s'est faite en partie au détriment de la réflexion sur les technologies. Or, depuis le milieu du XXe siècle, des technologies s'inspirent explicitement du vivant. Si le biomimétisme ou les approches bio-inspirées viennent immédiatement à l'esprit, il nous semble que c'est la résilience, comme mode de gouvernementalité étendu à l'ensemble du vivant, qui constitue le dispositif le plus subtil de captation des pensées écologiques contemporaines. Ce constat nous oblige à penser autrement les rapports entre vivant et technique.
 

14:50-15:25 : Arts, technologies, écologies : perspectives queers et féministes 

Marc Jahjah, maître de conférences à l'Université de Nantes en sciences de la communication & Laurence Allard, maîtresse de conférences en Sciences de la communication à l’Université Lille/IRCAV-Paris 3

Biohacking et transanimisme,  écoféminisme et décolonialisme, repair café et makerspace… qu'ont à nous dire les épistémologies queers et féministes de notre condition technique, des moyens de vivre dans un monde en ruines ?
 

15:25-16:00 :  Les fonds des océans : un nouvel eldorado 

Clémence Seurat, programmatrice artistique et éditrice

Après deux siècles d’extraction intensive des ressources fossiles et de minerais sur la terre ferme, une nouvelle course voit le jour dans les océans, où des forages s’expérimentent en eaux profondes pour répondre à l’épuisement annoncé des matières premières. Cette recherche de gisements est permise par un dispositif sociotechnique qui, aussi éloigné, complexe et invisible soit-il, interroge la multiplication des innovations, et l’idée de progrès qui les sous-tend, alors que les activités humaines altèrent les conditions de vie sur Terre.


16:00-16:15 : Pause


16:15-16:50 : Existe-t-il un art contemporain technocritique ? 

Maxence Alcalde, théoricien de l’art, critique d’art et enseignant

On désigne généralement par « technocritique » la posture consistant à fournir une critique raisonnée de la technique et/ou de la technologie. On en retrouve des occurrences dans la pensée écologiste (principe de précaution), en philosophie (principe responsabilité) ou encore en médecine (rapport bénéfice/risque). Mais qu’en est-il de l’apparition de cette notion dans l’art contemporain ? Quelles formes prennent les discours technocritiques dans la création actuelle ?

(ANNULé) 16:30-17:00 : From cradle-to-grave : Tech won’t save us

Benjamin Gaulon, artiste et enseignant, ne pourra malheureusement pas être présent.

“From cradle-to-grave : Tech won’t save us”, présenté par l’artiste et enseignant Benjamin Gaulon, offre une analyse systémique des impacts sociaux et environnementaux des technologies de l’information et de la communication (TIC) du berceau à la tombe (cradle-to-grave ou analyse du cycle de vie), au travers d’une exploration de pratiques artistiques, de design et d’hacktivisme qui visent à sensibiliser ou proposer des alternatives durables à un système linéaire basé sur l’obsolescence programmée.
 

16:50-17:25 : Spring Odyssey

Elise Morin, artiste

À travers la présentation de Spring Odyssey, projet transdisciplinaire mêlant réalité virtuelle, réalité augmentée et biologie, Elise Morin reviendra sur la manière dont elle aborde et questionne de manière sensible les liens entre technique et mutations environnementales.

17:25-18:00 : Échanges et conclusion

Pauline Briand, journaliste, rédactrice et consultante

ALEXANDRE MONNIN

Alexandre Monnin est directeur scientifique d’Origens Media Lab, cofondateur de l'initiative Closing Worlds et enseignant-chercheur en école de management (ESC Clermont BS). Depuis la rentrée 2020, il dirige le Master of Science “Strategy & Design for the Anthropocene”, porté conjointement avec Strate Ecole de Design à Lyon. Il est aussi membre du conseil d'administration de la 27e Région, du conseil scientifique de CY Ecole de Design et du Centre national de la musique. Docteur en philosophie (Paris 1 Panthéon-Sorbonne), sa thèse a porté sur la philosophie et l'architecture du Web. Avec Diego Landivar et Emmanuel Bonnet, a publié un livre aux éditions Divergences (Héritage et Fermeture - une écologie du démantèlement). Il en publie un autre en septembre, avec Laurence Allard et Nicolas Nova  Écologies du Smartphone (Le Bord de l'eau).

 

 

LAURENCE ALLARD

Laurence Allard est maîtresse de conférences en Sciences de la communication à l’Université Lille/ IRCAV-Paris 3. Elle développe une socio-pragmatique des usages citoyens, juvéniles et créatifs du numérique et du smartphone en particulier. Elle est l’autrice de Mythologie du portable (Le Cavalier Bleu, 2010) ainsi que de différents ouvrages collectifs et revues sur la culture mobile (Téléphone mobile et création, Armand Colin, 2012 ; "Mobiles : enjeux artistiques et esthétiques", PSN , 2018). Elle est co-autrice de Devenir Media. L’activisme en ligne, ed. Amsterdam, 2007 Elle est co-anthologiste de Donna Haraway. Manifeste Cyborg. Sciences, fictions, féminismes, Exils, 2007 avec Delphine Gardey et Nathalie Magnan. Elle a récemment co-coordonné le numéro 76 de la revue Multitudes : « Est-il trop tard pour l’effondrement? » avec Alexandre Monnin et Cyprien Tasset (2019) ainsi que Sciences du design n°11 "Anthropocène et effondrement", PUF avec Alexandre Monnin, 2020. Elle prépare Ecologies du smartphone, ed.du Bord de l’eau avec Alexandre Monnin et Nicolas Nova pour une parution en octobre 2021. Elle a co-fondé une association de sciences citoyennes, Labo Citoyen en 2012 et à ce titre a été en résidence à la Cité des Sciences pour le développement d’une captothèque environnementale citoyenne et DIY. Elle est enfin experte à l’ANSES au sein de différents GT ("Micro-capteurs","Jeunes et numérique" ). 

MARC JAHJAH

Marc Jahjah est maître de conférences à l'Université de Nantes en sciences de la communication. Il mène des recherches sur la culture numérique (mondes éditoriaux, littératures web, arts) qui s'ouvrent de plus en plus à la question des discriminations en ligne, des épistémologies et des écritures alternatives de la recherche scientifique.

CLEMENCE SEURAT

Clémence Seurat est programmatrice artistique et éditrice, elle investigue en particulier des champs de réflexion et d’action liés à l’écologie politique. Elle a co-fondé 369 avec Jérôme Delormas et Fanette Mellier, une maison d’édition plurielle qui connecte les savoirs, les arts, les technologies, le design et la recherche. Elle a participé au programme d’expérimentation en arts et politique Speap dirigé par Bruno Latour en 21014-2015. Elle est membre du collectif COYOTE qui travaille sur l’intersectionnalité comme sujet et format, à partir de formes conceptuelles et expérimentales élargies. Après huit années passées à la Gaîté Lyrique, elle a rejoint le médialab de Sciences Po où elle a dirigé la publication Controverses mode d’emploi (Presses de Sciences Po, 2021).

MAXENCE ALCADE

Maxence Alcalde est théoricien de l’art, critique d’art et enseignant à l’école d’art du Havre (ESADHaR). Il est cofondateur de la revue Marges, fondateur de la revue Radial, et auteur de L’Artiste opportuniste (L’Harmattant, 2011). Après des recherches sur les théories de l’exposition, ses recherches s’orientent désormais autour du discours technocritiques dans l’art contemporain.

BENJAMIN GAULON

Benjamin Gaulon (1979) est un artiste, producteur culturel et enseignant en Art, Média et Technologie. Il est président de l’association NØ et CEO du Internet of Dead Things Institute (IoDT).

De 2013 à 2018, Il a été enseignant chercheur à la Parsons School for Design à Paris, où il était directeur des programmes de BFA (Art, Media et Technology) et MFA (Design + Technology). 

De 2006 à 2013 Il était enseignant au National College of Art and Design à Dublin, chercheur associé à CTVR Trinity College et directeur de D.A.T.A (Dublin Art and Technology Association). 

Depuis 2003 il a présenté son travail internationalement lors d’expositions, de festivals et de conférences dans des contextes alternatifs, institutionnels ou académiques pour des écoles, musées, galeries ou dans l’espace public.

ELISE MORIN

Elise Morin est née en 1978, vit et travaille à Paris.

Elle développe une pratique interdisciplinaire ancrée dans la pensée écologique qui interroge notre relation au visible et aux modes de coexistence. Les dispositifs de conception et de production génèrent des collaborations avec des scientifiques, des communautés locales, des ingénieur·es, des musicien·nes, des philosophes. Le choix de lieux et de milieux spécifiques sont des composantes intrinsèques de son travail. Ils permettent d’engager une réflexion sur la relation qu’entretient la création au bien commun, sur le rôle de l’esthétique dans la compréhension d’autres perceptions d’un monde terrestre abîmé.

Elise Morin a notamment exposé en France au Centquatre, au Jeu de Paume, au Grand Palais, au Musée d’art contemporain de la ville de Bucarest, de Moscou, Pékin et Tokyo.

Formée à l’enseignement de l’école Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, de la Central Saint Martins College de Londres, puis de la Tokyo National University of fine arts à Tokyo.

PAULINE BRIAND

Pauline Briand est journaliste et autrice spécialiste des enjeux environnementaux. Pour Billebaude, Usbek & Rica ou le Musée national d'Histoire Naturelle, elle a écrit sur la myxomatose, les forêts et le changement climatique, la disparition des insectes, l'évolution de la vie, et l'anthropologie au-delà de l'humain. Auprès d’Astrid de la Chapelle, de Disnovation, de the Internet of Dead Things Institute et de Nicolas Nova, elle participe à des projets entre art et recherche qui travaillent le récit de l’Île de Pâques aux hybridations de l’Anthropocène. Pauline Briand contribue au Centre des Politiques de la Terre.

DIGITAL CROSSROADS

Scopitone s’associe à l’Institut français à l’occasion des Digital Crossroads, les rencontres internationales de la création numérique.

Ce nouveau format de rencontres en ligne à destination des professionnel·les de la création numérique a pour objectifs de promouvoir la création numérique française et de favoriser la mise en relation des professionnel·les français·es et étranger·es afin de soutenir l’export des œuvres et des expertises de ce secteur et développer les coproductions.

Les professionnel·les français·es de la création numérique, porteurs de projets ou d'expertises avec un potentiel de diffusion à l'international, ou à la recherche de partenariats ou coproductions internationales, sont invité·es à s'inscrire sur la plateforme dédiée afin de mettre en valeur leur structure et/ou leurs projets et entrer en contact avec les professionnel·es étranger·es.

La plateforme des Digital Crossroads offre notamment l’accès à :

·         - un riche carnet d’adresses de plus de 300 professionnel·les de nationalités françaises et étrangères 

·         - une plateforme d’échanges pour entrer en contact et organiser des rendez-vous B to B (outil de prise de contact/matchmaking, visioconférences one-to-one intégrées, etc.).

Inscrivez-vous dès aujourd’hui sur la plateforme des Digital Crossroads