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Terminé

VEN. 21 sept. 21H00

Concert

NUIT ÉLECTRO #1

Nina Kraviz - Paula Temple - Luke Slater - Dasha Rush live - HVOB live - Rebeka Warrior - Madben live - NSDOS live - Deena Abdelwahed - Irène Drésel live - Onyvaa - Kedr Livanskiy live

21h > 5h Stereolux + Les Nefs Organisateur : Stereolux Electro House Techno
Changement artistes : Vladimir Cauchemar initialement programmé vendredi soir jouera samedi soir et Madben initialement programmé samedi soir jouera vendredi soir. // Interdit aux mineurs, même accompagnés
26€
31.60€
Tarif sur place 33.00€

Nina Kraviz (RU / TRip / Rekids) - DJ set / 3h10 - les nefs

Y a-t-il encore un amateur de musique électronique sur Terre qui ne connaît pas Nina Kraviz ? Depuis ses débuts, et son fameux titre Ghetto Kraviz, la DJ et productrice russe impressionne par ses postures et ses prises de parole franches, ses set-lists sans concession et sa propension à tenir une foule en haleine avec un talent fou. Après une pause en dépit d’un agenda archi-blindé, elle repart de plus belle, et 2018 semble être fait pour elle : c’est après avoir joué sur la Grande Muraille ou dans une rave de 24 heures non-stop, qu’elle posera son DJ bag à Nantes le temps d’une nuit de tous les possibles.

Paula Temple (GB / 50 Weapons) - DJ set / 1h30 - les nefs

On reproche à la techno de devenir consensuelle ? Paula Temple répond par la musique. Qui a déjà vu la productrice britannique derrière les platines n’a pu oublier son mode opératoire : chirurgical et précis, peut-être davantage que frontal et percutant. Active au début des années 2000 avant de se mettre en retrait d’un monde de la musique trop misogyne à ses yeux, Paula Temple, désormais basée à Berlin, et dont les titres Colonized et Deathvox lui ont offert la position qu’elle méritait depuis toujours, est désormais incontournable sur la planète techno.

Luke Slater (GB / Peacefrog Records) - DJ set / 00h - les nefs

C’est un monument de l’histoire de la musique électronique. En bientôt 30 ans de carrière, Luke Slater est devenu l’un des chefs de file du mouvement rave en Angleterre, a multiplié les alias (plus d’une dizaine, les plus connus étant Planetary Assault Systems et 7th Plain) et a brossé un spectre stylistique hallucinant, passant de la rave anglaise typique des nineties à des incartades techno plus frontales, à des expérimentations dans le monde de l’electronica, toujours avec un regard artistique extrêmement novateur. Probablement le plus jeune des quinquas de l’electro mondiale, désormais basé à Berlin, il se remet encore et toujours en question, ce qui rend son parcours d’autant plus passionnant à suivre. Un grand monsieur.

Dasha Rush (RU / Raster-Noton) - Live / 22h50 - les nefs

Que ceux qui considèrent que Dasha Rush est une artiste techno se ravisent tout de suite : la productrice russe est du genre à considérer les étiquettes comme de bonnes bases de travail, qu’il est nécessaire de décoller. Si ses maxis peuvent parfois pousser la distorsion du kick assez loin, son album Sleepstep, sorti en 2015, démonte absolument tout ce à quoi on pouvait s’attendre. Introspective, prompte à former des images mentales abstraites, la musique de Dasha Rush, qu’elle soit douce ou amère, comprend une constante dans son équation : le sens du détail. Y compris quand ça se met à cogner. On peut donc s’attendre à laisser nos neurones commander à nos pieds.
 

NSDOS (FR / Upton Park) - Live / 21h30 - les nefs

Ne cherchez pas de comparaison : vous n’avez jamais entendu ça ailleurs. Kirikoo Des, le vrai patronyme de NSDOS, n’est pas un enfant de la techno : la musique de club n’est qu’un add-on de son système de pensée artistique. Danseur, mannequin, artiste numérique, NSDOS n’a jamais pensé la création sonore comme l’auditeur l’envisage en temps normal, par références ou par genres. Il l’invite même à être partie prenante de la création sonore :  dans certains de ses lives, le public « augmenté » peut émettre des données transformées ensuite en sons. Sorte d’alien de la musique électronique, quelque part entre Autechre, Plastikman et Bambounou, NSDOS réconcilie programmation numérique et notion d’aléatoire, insufflant une magie rituelle à sa musique.
 

HVOB (AT / Tragen) - Live / 22h30 - salle maxi

On a tendance à l’oublier avec cette légère propension de la techno à taper un peu fort : parfois, la profondeur, ça a du bon. Les Autrichiens de HVOB sont aussi impeccables en photo que sur disque, et font de l’élégance une de leurs armes, avec, et c’est peut-être ça le plus touchant, une teinte mélancolique douce et délectable. Ni vraiment techno, ni electronica, la musique de HVOB est avant tout enveloppante, voire mystique. C’est toujours comme ça que l’electro devrait sonner – comme un appel au voyage, en nous-mêmes comme sur scène.

Deena Abdelwahed (TN / InFiné) - DJ set / 23h40 - salle maxi

La scène électronique maghrébine, si elle peine encore à émerger mondialement, a ceci de passionnant qu’elle se permet d’expérimenter, bien davantage que sa voisine européenne. La Tunisienne Deena Abdelwahed, avant de devenir l’artiste accomplie qu’elle est aujourd’hui, a chanté du jazz dans les bars de Tunis. D’abord repérée par le Plug, club charnière de la capitale, elle finit par sortir un EP chez InFiné, avec qui elle partage le même goût pour la création hors limite. Sa techno hypnotique, chargée d’une tension palpable dès les premières notes, fait souvent référence à la musique dansante du Maghreb, qu’elle réagence à l’extrême. Une artiste d’un perfectionnisme et d’un talent fous, qui sait aussi lâcher la bride derrière une paire de platines…

Rebeka Warrior (FR / label) - DJ set / 2h40 - salle Maxi

Si ce nom ne vous dit rien, vous connaissez à coup sûr la femme qui se cache derrière. Chanteuse survoltée du duo Sexy Sushi ou écorchée vive dans Mansfield.TYA, Rebeka Warrior est une artiste au sens le plus pur du terme : elle fait ce qu’elle veut. Et c’est aussi pour ça que sa transformation en oiseau de nuit solitaire nous ravit : un DJ set de Rebeka Warrior, ça secoue, quelque soit le niveau de BPM. Tout simplement parce qu’elle joue avec une sincérité impressionnante.

Madben (FR / Astropolis Records) - Live / 1h10 - salle Maxi

Initalement programmé samedi

Laurent Garnier a vu en lui la relève de la techno à la française, et il a eu raison. Benjamin Leclercq connaît par cœur ses leçons sur la scène de Détroit : une condition nécessaire pour pouvoir s’émanciper correctement ? C’est ce qui semble se profiler dans son excellent premier album, Fréquence(s), qui explore toutes les pistes. Madben a fait le choix le plus difficile : celui de ne pas en faire et, par conséquent, d’être talentueux en tout. Résultat, il passe sans état d’âme d’une techno élégante à des incartades expérimentales ou industrielles. Une versatilité qu’on est certain de retrouver en live !

Kedr Livanskiy (RU / 2MR) - Live / 23h15 - salle Micro

Une voix cristalline et fantomatique, des synthétiseurs analogiques d’époque et une grosse tendance à devancer la sienne, d’époque : la Moscovite Yana Kedrina a le mérite de faire exactement ce qu’elle veut. Son double musical, Kedr Livanskiy, a beaucoup fait parler les commentateurs du village électronique mondial l’année dernière avec un splendide premier album : quelque part entre le Boards of Canada des débuts, la binarité de Kraftwerk et la radicalité artistique de Laurel Halo, la « techno-pop » de Kedr Livanskiy ne peut que donner des frissons.

ONYVAA (US / Passeport) - DJ set / 1h45 - salle micro

Paris s’installe-t-elle durablement comme un point de convergence incontournable de la techno européenne ? L’exemple de cette jeune DJ américaine tend à le prouver. Originaire de Californie, l’oreille « formée » à l’école d’électro-acoustique Beat Fabriek d’Amsterdam, ONYVAA a décidé d’intégrer définitivement le monde de la techno, transformée qu’elle fut un beau jour par une nuit passée dans une rave à Rome. Depuis basée à Paris, elle a fondé son propre label, Passeport, ce qui lui permet de maîtriser la diffusion de sa techno froide, percutante et nébuleuse. On y va. Sans hésiter.

Irène Drésel (FR / autoproduit) - Live / 00h30 - salle micro

À contre-courant. Irène Drésel, nouveau phénomène techno sur lequel tous les yeux sont rivés depuis la parution de son premier EP Rita en 2017, ne ressemble en rien à l’image qu’on pourrait se faire d’une success woman du clubbing. Diplômée des Beaux-Arts, également passée par l’école de l’image des Gobelins, recluse à la campagne alors que le who’s who electro pratique l’entre-soi en milieu urbain, elle produit une techno végétale, hypnotique, libérée de toute figure imposée. Le décorum mystique autour de ses apparitions scéniques ajoute encore au personnage : tenues fantasques, fleurs et végétaux, tout chez elle semble vouloir réinjecter de l’organique dans un univers techno dévoué au digital. Une ode à la vie qu’il faut célébrer en grande pompe !

Collectif Scale (FR) - Physis

Dans La Boîte, sous les Nefs, le collectif Scale présente Physis, une installation scénographique augmentée inspirée de la puissance brute de la nature. Réalisée avec le mécénat de The Absolut Creation Company, l'oeuvre s'active et réagit à la musique des artistes.