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MER. 4 déc. 20H30

Concert

Le Beau Label : Tricatel

Bertrand Burgalat + Catastrophe + Alice Lewis

STEREOLUX Salle Micro Organisateur : Stereolux Chanson Electro Pop Placement libre debout/assis non garanti
14.60€
10€
Tarif sur place 15.00€

Bertrand Burgalat accompagné de A.S. Dragon, mais aussi Catastrophe et Alice Lewis … artistes complices, inclassables qui portent haut l’esprit propre au célèbre label indépendant créé en 1995 et son credo fondateur : une hyper créativité, affranchie des codes trop restrictifs d’une culture business !

Tricatel

Plus de 20 ans d’existence, après avoir signé nombre d’albums « d’esthètes » (Valérie Lemercier, April March, Eggstone, Les Shades, Michel Houellebecq…), le label continue à privilégier la mixité générationnelle, le mélange des styles et les connexions entre littérature, musique et cinéma. Une identité artistique qui sonne un peu « contre-culture », poursuivant la diffusion de cette belle insolence créative initiée par le musicien visionnaire qui continue à porter beau le costume de patron de label, contre vents, marées et conformismes.

Bertrand Burgalat (Fr)

Il est chanteur, compositeur, directeur de collection et de label, acteur, écrivain, arrangeur, animateur, chroniqueur... Bertrand Burgalat aurait-il plusieurs vies ? Celui qui trimbale sa dégaine de faux dandy rétro (un cliché qui l'a trop longtemps réduit à une simple image) avec une très sérieuse désinvolture ne ressemble décidément à personne, et ne fait rien comme personne non plus. « Musicien d'aujourd'hui », selon ses dires, apprécié mais méconnu encore, en dépit d'une réelle reconnaissance artistique, il est celui qui se promène dans de bizarres jardins anglais avec la variété et la pop à ses bras, pour un tendre, naïf et loufoque conciliabule qui rehausse des architectures musicales aussi exigeantes qu'évidentes, derrière lesquelles se profilent les ombres de Gainsbourg, Debussy, Jean-Claude Vannier – artisans du son comme lui, comme lui modernes faussement anachroniques.

Catastrophe (Fr)

Serait-ce l'avènement d'une ère nouvelle ? L'abîme est-il la promesse d'un monde meilleur, la débâcle annoncée un simple prolégomène ? Y a-t-il en somme des raisons d'espérer ? « Puisque tout est fini, alors tout est permis », (même – surtout ? – les combis intégrales fluo) scande Catastrophe dans un élan typiquement raskolnikovien et quasi situationniste – et le jeune groupe parisien de donner l'exemple en s'investissant tous azimuts : musique, théâtre, danse, littérature... C'est d'ailleurs par la littérature que tout a commencé, avec la parution, en 2017, de l'essai La nuit est encore jeune, qui imaginait de nouveaux possibles après tous les échecs et tous les désastres ; puis sortait, peu après, un album portant le même titre, où se mêlent vocalises éthérées, mélodies synthétiques non moins séraphiques et déclamations soufflées. Alors oui, répond Catastrophe, les raisons d'espérer existent – « essayons encore, ratons mieux » – d'ailleurs, toute catastrophe n'est-elle pas, plus qu'un dénouement, un bouleversement ?

Alice Lewis (Fr)

On vous épargnera les métaphores éculées concernant la traversée allégorique du terrier ; on ne vous fera pas l'affront des figures de style toutes moisies à propos de l'artiste en Dame de cœur, de la folie celée dans le processus créatif et prenant les traits du Chapelier fou, ou encore des obsessions morbides à l'œuvre dans ce même processus, parfaitement incarnées par ce pauvre Lapin blanc à moitié toqué et redoutant constamment d'être en retard – non, nous ne céderons pas à ces facilités, qui n'existent que pour noircir superfétatoirement des pages qui n'ont pas demandé à l'être, sous le prétexte fallacieux d'informer, mais de quoi ? Qu'Alice Lewis est une compositrice française multi-instrumentiste, dont l'electro-pop singulière sert d'écrin à des histoires d'amour non moins courtoises que contrariées ? Qu'elle a croisé les chemins de Sébastien Tellier et de David Lynch, qu'elle cite volontiers Kate Bush comme influence majeure et qu'elle vient de faire paraître Impostures, quatrième album qui a tapé dans l'oreille de plus d'un ? Bah voilà, c'est fait.