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Gratuit

Du MER. 15 mars au DIM. 9 avr.

Exposition

Peter William Holden

AutoGene + SoleNoid + Arabesque

LUNDI AU VENDREDI 13H30 - 18H30 // SAMEDI ET DIMANCHE 14H30 - 18H30 // ET LES SOIRS DE CONCERTS JUSQU’À 22H30 (POUR LES DÉTENTEURS DE BILLET) Plateforme Intermedia Organisateur : Stereolux Arts numériques Robotique
Vernissage le mardi 14 mars à partir de 18H30 (accès libre)

gratuit

le mot du programmateur

Entre détournement, pied de nez au tout technologique et clin d’oeil aux automates, ce ballet mécanique en trois mouvements illustre l’art de chorégraphier des machines, comme on ferait danser des humains.

Ballet mécanique en trois mouvements

Rapprocher humanité et technologie, sans envisager la seconde comme une menace pour la première, bien au contraire. C’est ce qui semble guider l’Anglais Peter William Holden dans son travail, réconciliant robotique et chorégraphie. Les trois installations mélangent allègrement objets mécaniques et familiers.

Si nous pouvions craindre que le robot remplace l'humain, aux dires de nombreux récits d'anticipation, nous pouvions tout autant redouter qu'il enterre progressivement notre histoire, lissent nos cultures et finissent même par anéantir nos sociétés. Mais le futur, devenu jour après jour le présent, ne révèle pas tout à fait le visage qu'on lui prédisait.

Peter William Holden est un inventeur fou, d'idées, de mécanismes et de contrepoints.
C'est avec autant de poésie, d'humour et de dérision qu'il aborde ces sujets. Il en fait des œuvres piquantes, évocatrices, illustrant nombre de nos peurs comme de nos fantasmes, de nos erreurs comme de nos génies et donc sans aucun doute notre folie tantôt destructrice, tantôt créatrice.
C'est par le geste chorégraphique, une esthétique surannée et une technologie presque ancienne, qu'il sculpte ce regard critique, empruntant quelques iconographies aux glorieuses années d'un septième art bien insouciant alors.

Bien que programmées, ces machines semblent autonomes. Elles pourraient même paraître vivantes et incontrôlables. Dansez machines maintenant... Finalement, gentils cousins de Terminator vous ne servez à rien, si ce n'est nous faire sourire, rêver et réfléchir, sur ce que nous avons fait de nous-mêmes... le meilleur reste à venir.

 

     

Les expositions de Stereolux reçoivent le mécénat de

  

Peter William Holden

Artiste d’origine anglaise basé à Leipzig, Peter William Holden développe des installations robotiques où se devinent derrière des habillages ludiques un questionnement esthétique et plastique des gestes et des comportements physiques humains. Présentées ces dernières années dans de nombreux festivals tels l’Ars Electronica (Linz), Via (Maubeuge) ou encore Exit (Créteil), ses installations Autogene, Arabesque ou Solenoid traduisent au mieux une vision hybride assez singulière.

Comme beaucoup d’artistes numériques de sa génération, PW Holden a grandi à la fois avec un esprit Do It Yourself hérité de la culture punk et une science accrue de la récupération et du détournement des matériaux imposée par leur coût. Mais chez lui, cette approche « bricodeuse » se double d’un étrange procédé de prévisualisation poétique de ses pièces, prenant d’abord forme dans son esprit.

AutoGene

Dans [AutoGene], huit parapluies disposés en cercle s’ouvrent et se ferment tel celui de Gene Kelly dans Chantons sous la pluie, dont la musique accompagne justement l’animation.

Derrière l'apparence d'une simple sculpture d'objets du quotidien, AutoGene trompe le spectateur posté devant ce qu'il croit lui être familier. Cette première impression s’évapore en un seul clic. Les parapluies d’apparence banale se transforment alors en objets magiques animés. La disposition circulaire ainsi que les changements radicaux de forme, produits par l’ouverture et la fermeture instantanée des parapluies, génèrent des motifs abstraits éphémères qui semblent pilotés par la composition musicale. Le spectateur en vient reconsidérer cette œuvre, en référence à la danse et à l'animation, grâce aux mouvements de pixels mécaniques dans l’espace et le temps.

SoleNoid

Dans cette droite lignée, [SoleNoid] présente un numéro de claquettes, joué par des chaussures directement actionnées par la machine.

SoleNoid est un théâtre de mouvements et de sons mécaniques. Composé de huit chaussures de claquettes classiques style richelieu, surmontées d'un axe et d'un vérin, les souliers frappent en rythme un disque métallique. Les valves électromécaniques dites solénoïdes, l'enchevêtrement de câbles et tuyaux à air comprimé, créent une composition visuelle et sonore. Chaque mouvement produit un son caractéristique selon la frappe faite par la pointe, le talon ou le plat de la semelle, fidèle au pas de danse original.

Arabesque

[Arabesque] pousse le bouchon encore plus loin (niveau chorégraphie comme personnification) : des moulages de bras et de jambes y dansent, entre tiges de métal et fils électriques. Moulages effectués sur le propre corps de l’artiste !

Arabesque est une œuvre d’art cinétique qui trouve ses racines aussi bien dans l'atmosphère d'un laboratoire d'alchimiste que dans le film « Frankenstein » de Mary Shelly. Des parties du corps humain grandeur nature (moulées sur le propre corps de l'artiste) et en résine translucide dévoilent leurs mécanismes robotiques. Le câble et les vérins constituent même une expression esthétique intégrée à la structure, dont le désordre apparent contraste avec la géométrie du dispositif. En mouvement, Arabesque devient une performance qu'il convient de regarder sous différents angles, puisqu'elle révèle un étrange kaléidoscope de magnifiques tableaux que composent les parties du corps humain.