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JEU. 13 juin 20H00

Performance

ELECTRONS LIBRES : ROBERT HENKE • ISJTAR • METROSCAN • TOM LECLERC

salle Maxi - salle Micro - Hall Organisateur : Stereolux Arts numériques Electrons Libres live AV
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Ce nouveau voyage dans la lumière, les arts visuels, la data et la synthèse modulaire, est aussi un panorama européen de l’Allemagne à la Lituanie, de Bruxelles à Nantes. Quatre expressions libres illustrant l’inspiration de jeunes talents aux côtés d’incontournables du genre.

Électrons Libres

Depuis trois ans, le rendez-vous Électrons Libres explore la matière audiovisuelle sous toutes ses coutures, le temps d'une soirée accessible aux amateurs éclairés comme aux néophytes.
Ce trimestre, c’est avec quatre performances qu’il nous convie au coeur de la création numérique : en revisitant en toute liberté, et par l’intermédiaire du poète de l’audiovisuel Isjtar, le célèbre conte Barbe bleue transposé pour l’occasion dans le mythique Overlook Hôtel; au son des ritournelles ambient de Tom Leclerc, musicien prometteur maniant ses synthés modulaires comme une matière vivante; à travers les lumières laser aiguisées de l’artiste et développeur de génie Robert Henke; ou encore de Metroscan, la ville monde scannée par un duo imprévisible.

ROBERT HENKE (DE) - Lumière III

Et la lumière fut... Chez Robert Henke, le son la précéda, lui qui devint un musicien phare de la scène électronique berlinoise dès le milieu des années 90 (avec son projet Monolake), mais aussi un formidable développeur de logiciels audio (le mythique séquenceur Ableton Live, c'est lui !).
En 2013, l’artiste imagine la première version de sa performance audiovisuelle Lumière  - programmée un an plus tard à Scopitone - qu'il présente aujourd'hui dans sa nouvelle mouture.
Dans Lumière III, Henke manie les lasers avec la même rigueur et intensité que la matière sonore qui les accompagne, confrontant le spectateur à une physicalité brute faite de successions de formes géométriques ultra-ciselées. C'est à la fois futuriste et archaïque et cela s'imprime sur la rétine comme le langage des signes d'une culture imaginaire, peut-être même extraterrestre. Une rencontre - audiovisuelle - du troisième type.

Robert Henke proposera également une masterclass, vendredi 14 juin, pendant laquelle il présentera les aspects artistiques et techniques de son travail, ainsi que les différents outils qu’il utilise. + infos

ISJTAR (BE) - Blue Brute

Repéré notamment pour ses dispositifs immersifs impressionnants au sein du duo ATK !, Isjtar s'est mué depuis 2016 en artiste solo à l'approche plus intimiste. Si elle est au coeur de son travail, la technique n'est, chez lui, jamais une fin en soi. Derrière les algorithmes, c'est à une compréhension poétique du monde qu’Isjtar nous invite. Pour ce faire, il se démarque d'une partie de ses contemporains qui visent l'abstraction à tout prix, en misant sur une reconnexion avec les autres pratiques artistiques.
Blue Brute emprunte ainsi tout autant au théâtre ou au cinéma qu'au conte, à travers l'histoire de Barbe bleue. Mais aussi à l'architecture, en proposant une immersion dans le château du mythique mari tueur... Pris dans un jeu de tension entre lumière, espace, texture et son, le public parcourt plusieurs salles allégoriques, tel le petit Danny sur sa voiture à pédales dans le film Shining, autre référence revendiquée par l'artiste.

Vytautas V. Jurgutis & Vaclovas Nevčesauskas (LT) - Metroscan

90 ans après Metropolis de Fritz Lang, la grande ville moderne n'a rien perdu de son potentiel d'inspiration pour les artistes. À l'ère du tout numérique, le compositeur Vytautas V. Jurgutis et le vidéaste Vaclovas Nevčesauskas feignent de réaliser un fantasme : passer au scanner toutes les interactions (mouvements, transports, informations...) ayant cours dans une mégalopole.
En résulte Metroscan, un live AV foisonnant, dans lequel une musique électronique aux larges gammes de fréquences ne connaît pas de temps mort, prolongée par des impulsions visuelles retranscrites avec une rigueur extrême. L'imprévisibilité, pourtant, est toujours de mise, à l'image de ces grandes cités prometteuses du meilleur comme du pire. En un dixième de seconde, des tracés minimalistes en noir et blanc peuvent laisser place à d'étranges nuages (de pollution ?) portés par des sons plus stridents qu'aériens…

Tom Leclerc (FR - Nantes)

Dans mon jardin, Forest drop, Greenhouse in winter, chez Tom Leclerc, les pièces instrumentales portent volontiers des noms bucoliques. Le  jeune artiste nantais a d'ailleurs trouvé dans les espaces verts de sa ville (Jardin des plantes, des Fonderies…) l'écrin idéal pour ses improvisations impressionnistes et minimalistes. Sur son petit synthé modulaire, le musicien joue de ses connectiques d'une manière tout sauf anarchique, dévoilant une épure dans le geste comme dans le son, dont on ne sait s'il la doit à sa formation de pianiste ou à ses études de physique, qu'il suit actuellement à l'Université de Nantes.
À 19 ans, Tom Leclerc s'apprête à sortir un EP d’ambient sur le label Rural Sound.

LE RENDEZ-VOUS ELECTRONS LIBRES

Lancé en octobre 2016, le rendez-vous trimestriel « Electrons libres » présente des artistes de la scène internationale dite arts numériques. Proposant des performances artistiques hybrides (live audiovisuel, danse et vidéo, numérique et organique, immersion dans le son et la lumière, physique et art optique…), Electrons Libres met à l’honneur des projets hors normes. Autant d'expériences à vivre en alternance dans les deux salles de Stereolux durant toute la soirée. Une agréable façon de s’initier aux arts numériques et de découvrir des artistes novateurs.

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