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mar. 18 janv. 2022 20H00

BISE FESTIVAL

Allebou · BRUIT ≤ · Eesah Yasuke · Green Line Marching Band · Judgitzu · Marilyne Leonard · November Ultra · Olympe · Simony · Stuffed Foxes · Unschooling · Zinée · Zoo Baby

Annulé
Stereolux / Trempo / Nefs
Organisateur : Stereolux; VADYM; TREMPO

Suite aux annonces gouvernementales du 27 décembre qui interdisent les concerts debout, le BISE Festival 2022 est malheureusement annulé. Vous allez être remboursé·e selon ces modalités : Les personnes ayant pris leur(s) billet(s) en ligne seront remboursées automatiquement par virement bancaire au plus tard 15 jours après la date de l'événement annulé. Vous n’avez aucune démarche à effectuer. Les personnes ayant acheté leur(s) billet(s) au guichet ou par téléphone seront contactées par la billetterie. Dans cette attente, vous n’avez aucune démarche à effectuer.

 

Le B!SE fait son grand retour les 18 et 19 janvier 2022 ! Le festival de showcases et de rencontres professionnelles nantais, en parallèle des Biennales Internationales du Spectacle (BIS), revient pour une seconde édition à Stereolux et Trempo.

 Qu’ils soient Pop, Hip-Hop, Electro, Rock… le B!SE Festival fera de nouveau la part belle aux talents émergents.

PASS 2 JOURS :

ALLEBOU

D’abord révélé au grand public par ses freestyles sur Skyrock ou pour Le Règlement, Allebou a travaillé en parallèle à l’élaboration de sa première mixtape. C’est ainsi qu’a émergé en 2020  Synthèse Additive. Véritable projet conceptuel autour des couleurs, il s’y réapproprie la célèbre citation de Lavoisier : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Aussi à l’aise sur du boom bap que sur de la drill, Allebou met un point d’honneur à ne jamais délaisser le fond au profit de la forme.

Inspiré d’artistes aux textes puissants tels que Youssoupha ou Kery James, il parvient à allier technicité et variété de flows au service de son discours. Le rappeur manceau joue avec la langue française et nous propose un rap aussi prolifique que qualitatif, aussi brutal que poétique.

Allebou y évoque ses ambitions, ses doutes et pointe du doigt avec une réelle lucidité les failles de notre société.

BRUIT ≤

BRUIT ≤ est un quatuor de musique instrumentale dont le processus de création se veut sans contrainte. Au départ le projet est une sorte de laboratoire sonore qui fait ses expériences en studio, développant des compositions instrumentales intenses où se mélangent post-rock, éléments électroniques et arrangements classiques. 

BRUIT ≤ sort avec Elusive Sound son premier EP Monolith à l’automne 2018. Par la suite, le groupe part pour une tournée en France et en Belgique, partageant la scène avec des groupes comme Shy Low, SLIFT, The Black Heart Rebellion, Silent Whale Becomes ADream, Jean Jean, Endless Dive, Poly Math, Orbel ou A Burial At Sea.

BRUIT ≤ se concentre alors sur la composition et la production de leur premier album complet. The machine is burning and now everyone knows it could happen again est sorti en digital le 2 avril 2021 en attendant le format vinyle en préparation chez le label Pelagic Records (MONO, envy, …) en 2022.

EESAH YASUKE

De Roubaix (quartier des 3 ponts) à Lille, Eesah (prononcer [iça]) a un parcours qu’elle ne cache pas. Du moins, dont elle ne se cache plus…

Placée en foyer à l’adolescence, sa catharsis se réalise alors par les livres et l’écriture. Études de sociologie, éducatrice spécialisée…

Eesah navigue entre expériences professionnelles et humaines progressant toujours vers ce qui lui correspond le mieux. Jusqu’au rap en 2018, date à laquelle elle passe le cap. De tout ce parcours émerge alors l’EP  Cadavre 3xquis. Un premier projet dans lequel Eesah refuse l’apitoiement sur son vécu, et préfère en sortir une réflexion sur le dépassement de soi.

Sur les productions lunaires de Chief Waxy et Xame, les titres s’enchainent comme les chapitres d’un livre écrit à cœur ouvert : « les titres sont hétérogènes et abordent des thèmes différents, mais tous font la personne que je suis aujourd’hui. »

GREEN LINE MARCHING BAND

Né en 2019 au plus près de la ligne verte du Voyage à Nantes et de sa variation festive, la Nuit du VAN ; Green Line Marching Band est depuis la fanfare attitrée de cet événement marathon et populaire.

Mais attention, ici, le terme fanfare n’est pas à entendre dans son sens traditionnel. Cela aurait été trop facile.

Non, Green Line Marching Band, groupe mobile et entièrement autonome techniquement, dépoussière le genre. Tout en malice et puissance sonore.

Articulé autour du cinq majeur guitare-basse-batterie-clavier-chant, Green Line Marching Band est un superband constitué du meilleur de la scène rock nantaise d’aujourd’hui. Dès que le tocsin de la fête à l’air libre sonne, les membres de Von Pariahs, French Cowboy, Bl2OM, Blond Neil Young ou encore Albinos Congos serrent les rangs et ne forment plus qu’un.

Au fil d’une déambulation au long cours, le régiment électrique et costumé ainsi formé s’amuse à reprendre des standards connus – « Heroes » de David Bowie, « Hey Ya! » d’Outkast, « Bitter Sweet Symphony » de The Verve… – ou non – The Cars et leur « Just What I Needed » – de la planète pop.

L’important pour le public n’est pas de connaître ou reconnaître tel ou tel tube ; mais bel et bien de marcher dans les pas d’une fanfare aussi folle que surprenante et entraînante. Alors let’s go ; toutes et tous en désordre de marche maintenant !

JUDGITZU

L’ethnomusicologue punk itinérant Julien Hairon alias Judgitzu met le feu sur le label ougandais Nyege Nyege Tapes avec deux morceaux d’une intensité à couper le souffle. Après avoir passé les six dernières années à enregistrer des paysages sonores et musiciens traditionnels à travers l’Asie, l’Océanie et les avoir sortis sur sa collection Les Cartes Postales Sonores (ainsi que ses rééditions de cassettes sur sa collection Petpets’ Tapes), Judgitzu présente enfin ses premières productions de musique électronique après une résidence en Tanzanie entre 2017 et 2019.

Clairement inspiré par le Singeli issu des ghettos de Dar Es Saalam, mais plus épuré et orienté vers le minimalisme, le résultat a illuminé clubs, backrooms et festivals de Kampala à Salford et ce n’est que le début.

MARILYNE LÉONARD

Originaire de la Rive-Sud de Montréal, Marilyne Léonard fait ses premiers pas en musique en suivant les traces de son frère. L’autrice-compositrice s’est fait connaître du grand public lors de son passage à La Voix 5, en 2017.

Marilyne Léonard garde le contact avec le public en partageant des reprises de chansons d’artistes populaires qui la touchent ou des extraits de nouvelles créations sur son compte Instagram et sa chaîne YouTube, chaque publication suscitant de multiples réactions.

Recrutée par la maison de disques Audiogram en 2021, Marilyne Léonard sort un premier extrait,  Bateaux, au milieu du printemps. Racontant des histoires personnelles dans son style teinté de désinvolture conjuguant chant et rap, elle propose des chansons aux accents indie pop, apportant un soin particulier aux mélodies. Son deuxième extrait  Honey maintenant disponible n’en fait pas exception, elle y traite d’une rupture amoureuse. L’autrice-compositrice-interprète à la voix agile et au phrasé singulier prépare un premier album à paraître en 2022.

NOVEMBER ULTRA

Chanteuse et songwriteuse du groupe indé Agua Roja, avec qui elle sortira deux EPs desquels seront tirés les morceaux « Summer Ends », « Be Alone » ou « Lord », November Ultra est souvent reconnue pour sa voix profonde et apaisante. Le groupe splite en 2018 : November évolue alors en November Ultra et se met à explorer en solo.

En parallèle, elle travaille pour et avec d’autres artistes en tant que toplineuse/songwriteuse (Jaden Smith, Claire Laffut, Terrenoire, Kungs, Anna Majidson, Barbara Pravi, Alicia…) et fabrique son premier album dans son coin, album qu’elle décide en grande partie de faire toute seule en apprenant à s’enregistrer et à produire sur le logiciel de MAO, Ableton.

Le résultat : 11 chansons comme un voyage à travers l’éventail musical de l’hispano-française bercée au folk, à la copla espagnole, au R&B et aux comédies musicales des années 60. Elle produit trois Secret Tapes, des reworks de Radiohead ou Sufjan Stevens, qu’elle poste sur son IGTV et YouTube afin de familiariser les gens aux sonorités de sa musique et de son futur album.

Ces deux premiers singles, la berceuse DIY « Soft & Tender », et le bonbon doux amer « Miel » représentent un avant-goût de sa musique : une bedroom pop réconfortante, intime et incroyablement cinématographique.

OLYMPE

Révélée par Columbine en 2018, entendue sur l’EP de Lujipeka, Olympe, 22 ans est connue pour ses reprises de rap français qu’elle fait sur sa chaîne YouTube.

Désormais, ce sont ses propres compositions qu’elle dévoile, des morceaux aux allures pop, mais aux textes assumés. Elle chante avec cynisme son vertige d’avoir la vingtaine et la vie devant soi. Elle sortira son premier opus en 2022.

SIMONY

Simony, c’est un flow rapide, ciselé et percutant, une voix grave et puissante dont la noirceur et la précision révèlent un cocktail explosif. Un uppercut influencé par « l’âge d’or » du rap français servi par des prods électro, organiques et tranchantes.

Le contraste entre les styles et les références est marqué : c’est un rap hybride qui fait se rencontrer NTM et Gesaffelstein, L’Entourage et The Blaze, Vald et Vitalic. C’est également la force des textes, ceux d’une jeunesse entre doutes et persévérance, déterminée à se dépasser.

Le tout est cinématographique, puissant et énergique, comme ce jeune artiste de 23 ans à la gueule d’ange, mais à la fureur incendiaire.

STUFFED FOXES

Six vingtenaires qui bercent dans le psyché/shoegaze et les attaques noisy étirées jusqu’à l’abandon. Abandon des postures et conventions. Abandon du corps quand l’émotion ne sait plus donner de la tête et que le pied quitte le fil de ces rythmes cabossés.

Plus qu’un retour à l’instinctif, la musique des Stuffed Foxes – dense, nervée et qui sait ménager ses effets – n’incite qu’à l’intensité… Celle de l’instant qui prend tout son sens sur scène. Et qui, au sein du pré carré de la relève rock française (Lysistrata, SLIFT et The Psychotics Monks), a trouvé de quoi agrandir le cercle. Sans tricher.

UNSCHOOLING

À part peut-être Crass et les Beach Boys, peu de groupes se paient le luxe de sonner comme leur patronyme. Unschooling, quatuor fraîchement formé autour de l’axe Rouen/Montréal, coche cette case avec panache.

Orchestré à la manière des groupes post-Women où la complexité des parties de guitares flirte avec la spontanéité de la musique lo-fi, le rock faussement mathématique de ces têtes d’ampoule déscolarisées se joue des codes élimés de ce mammouth à dégraisser.

Composé d’anciens de MNNQNS et d’autres formations rouennaises, les quatre cancres ont réussi à se construire leur propre CNED autour d’un post-punk tantôt bruitiste, tantôt sensible, et seraient bien susceptibles de finir dans le bureau du proviseur si des shrapnels de pop songs ne faisaient pas parfois surface sur la copie.

ZINÉE

Zinée évolue dans un univers contrasté entre ténèbres et lumières, parfois doux, parfois agressif… Sa voix et son flow uniques l’ont propulsé dans une autre galaxie, ce qui rend sa musique particulièrement reconnaissable dès les premières secondes d’un morceau.

Zinée livre sa vision personnelle du monde, sans détours, de manière crue et détachée. Elle pose ses lyrics ténébreux avec un flow ravageur, aussi bien sur de la drill que de la trap.

Zinée excelle aussi dans l’écriture de textes plus frais et lumineux qu’elle place sur des hybrides hip-hop acoustiques concoctés par son équipe de magiciens.

ZOO BABY

Zoo Baby, c’est ce qui devait arriver à son alter ego, l’auteur-compositeur-interprète Xavier Dufour-Thériault. Alors que sa voix fait danser les filles avec Gazoline et après avoir tenu la basse pour Caféïne, il lui fallait rendre à ce que l’on nomme de nos jours mollement l’authenticité, la vigueur de ses aspirations philosophiques ; exprimer avec sincérité et engagement ce qu’il est profondément. 

C’est avec cet éthos de la nouvelle vague DIY, sans absolument se réclamer de ce mouvement bedroom pop américain né dans les années 10, que Xavier a initialement conçu la pop de Zoo Baby.

Une musique hautement attractive, sensuelle et personnelle, vraie, libre et originale, d’une simplicité complexe et décomplexée. Dix morceaux sur l’amour, le rêve et leurs contraires qu’il a portés jusqu’aux mains de Julien Mineau (Malajube) qui signe la réalisation de ces châteaux d’instrumentations analogiques et synthétiques. Des architectures modernes faites en strates de claviers atmosphériques, grooves post-disco, cordes fuzzy et moelleuses, cuivres trichés et couches de voix harmoniques réverbérées.