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Publié le 15/12/2017

Tac au tac : Brahim Bouchelaghem / Cie Zahrbat

Quand le chorégraphe français Brahim Bouchelaghem et les bgirls ukrainiennes du spectacle Motion (Peremishchennya) se retrouvent à choisir entre Break et Locking, Milla Jovovich et Marion Cotillard, vodka et vin… juste avant de monter sur scène le 12 décembre

 

 

Publié le 12/12/2017

Le Beau Label | Teenage Menopause

le mot du programmateur

Libre, indépendant, éternel ado, underground, bordélique, chantre du DIY, nomade, c’est Teenage Menopause ! Le label sera dignement représenté par Jessica93, désormais en quatuor pour muscler son punk-cold-psyché sauvage, Cockpit et son “grunrage” brutal (avec des morceaux de JC Satan dedans) et Delacave dont le synth-punk suinte les froids de l’Est profond.

Publié le 12/12/2017

Les Nuits de l'Alligator

le mot du programmateur

Cette nouvelle édition nous mène vers de lointaines et exotiques contrées. Vers le désert du Niger avec le blues touareg électrique des Filles de Illighadad et vers Istanbul où les Turco-hollandais de Altin Gün nous plongent dans les sonorités psyché-rock de la scène turque des 70’s. Le Bayonnais Kepa et son blues du bayou ouvrira cette soirée hors-norme et intemporelle.

Publié le 07/12/2017

Fermeture Brasserie

La brasserie sera fermée du samedi 23 décembre au mardi 9 janvier inclus.

Publié le 07/12/2017

Fermeture Billetterie

La billetterie fermera le vendredi 22 décembre au soir et réouvrira mercredi 10 janvier à 13h.

Publié le 06/12/2017

Game@Stereolux

le mot du programmateur

Et si on abordait le jeu vidéo autrement que depuis son canapé ?!

Publié le 06/12/2017

30 ans des Rockeurs Ont Du Coeur !

30 ans ! Malgré leur grand âge, les Rockeurs ont du Coeur ont plus d'énergie que jamais. Avant de fêter cet anniversaire le 16 décembre, coup d'oeil dans le rétro sur trente années de moments rares, de reprises surprenantes, de duos déroutants... et de milliers de jouets neufs récoltés puis distribués par l‘association « Les Restos du Coeur».

Le début - toujours écouter sa mère

Décembre 1988 : sur une idée de la maman du guitariste, les Elmer Food Beat créent « Les Rockeurs ont du Coeur ».
L’idée est d’inviter des groupes du cru, à savoir les Elmer Food Beat, Keep Cooking Mama, les Schtauss, Squealer et EV, les premières années, puis Little Rabbits, Katerine, Les Caméléons ou Little Searchers dans les années qui suivirent, à troquer chaque année leurs housses de guitares pour des hottes de cadeaux. Dès la première édition, 1500 jouets neufs sont ainsi distribués pour le Noël des enfants défavorisés.



Au début des années 90, l’opération connaît un très grand succès. Elle est alors patronnée par le Ministère des Affaires Sociales, de la Santé et de la Ville. Elle permettra de récolter des milliers de jouets dans plus d’une vingtaine de villes en France, avec plus de cinq cent musiciens et autant de bénévoles, toujours sur le même principe.

Le retour 

Quinze ans après sa création, l’association renaît en 2004 entre les mains d’un de ses instigateurs. C’est en effet Manou, le chanteur des Elmer Food Beat qui décide de reprendre le flambeau de cette belle aventure. Pour cela, il s’associe à Laurent Charliot, l’auteur du livre La Fabuleuse Histoire du Rock Nantais afin de donner un ton définitivement régional à cette nouvelle édition. 
L’ensemble des musiciens et techniciens oeuvrent bénévolement. Chaque spectateur acquitte son droit d’entrée à la soirée en offrant un jouet neuf. L’intégralité des jouets récoltés est ensuite distribuée par l‘association « Les Restos du Coeur » de Loire-Atlantique.

30 ans en famille

Manou, Laurent, Nico & Steph, les "gentils organisateurs des Rockeurs ont du Coeur" placent cette soirée anniversaire sous le signe de la famille. "Qu’elle soit nantaise ou d’ailleurs, qu’elle soit rock mais pas que, bref la famille au sens large."

Il y aura d’abord ceux qui brandiront la bannière électro-pop avec DAS KINO, Eva, la chanteuse de MOONGAI, et VOYOV.

Qui dit réunion de famille dit retrouvailles avec la reformation de IENA VOX, groupe fondé par le spécialiste du rock nantais Laurent Charliot, qui fera son unique retour sur scène pour la première fois depuis 30 ans ! Familiar places, c’est le titre du dernier album en date de LEO SEEGER. Et c’est peu dire qu’ils seront chez eux à Stereolux : ils ont conviés quelques amis à les rejoindre sur scène à l’occasion de cette soirée spéciale...

"Pour cette édition, de nombreuses surprises sont prévues, en hommage aux créateurs des Rockeurs il y a trente ans, et avec de nombreux invités surprises sur scène."

La dernière grande famille invitée pourrait aussi être comparée à une équipe de foot tellement ces artistes aiment jouer les uns avec les autres : quand DOMINIQUE A chante en duo avec KATERINE « Manque moi moins », c’est dire que ces deux-là s’apprécient ! Et quand KATERINE est parti en tournée après l’album Robot après tout, quoi de plus normal que d’emmener quelques ex-LITTLE RABBITS comme backing band ? Ils joueront sous le nom de LA SECTE HUMAINE, que l’on retrouvera un peu plus tard aux côtés de JEANNE CHERHAL.

Une autre « famille » - venue de Normandie - a aussi accepté l'invitation et viendra participer à cette belle fête : LA MAISON TELLIER, emmenée par les cinq frères Tellier.

Dernier invité prestigieux, ROVER jouera sur la scène de la salle maxi. Un grand moment assuré par Timothée Régnier, îcone glam-rock au physique d’ogre, dont la voix puissante vous collera des frissons jusqu’aux extrémités !

"Reste à préciser une chose essentielle : tout cet élan de générosité n’existerait pas sans le membre principal de la famille des ROCKEURS ONT DU CŒUR : le public !"

Pour faire partie de la fête

Présentez-vous le 16 décembre aux portes de Stereolux, qui ouvriront à 19h15 (mais nous vous conseillons de venir bien en avance !) avec un jouet neuf (10€ mini) à transmettre à l'entrée. 1 jouet = 1 entrée. Petite précision, un jouet n’est pas forcément une peluche. Le but est d’obtenir des cadeaux pour des enfants de 0 à 14 ans. Cela peut donc être également des jeux, livres, CD, etc. Il ne suffit pas de s’acquitter de son droit d’entrée mais bien de penser à l’enfant qui va recevoir le cadeau. Le jouet doit être neuf, dans son emballage d’origine et surtout ne pas être emballé dans du papier cadeau, afin de permettre ensuite un tri par âge et par sexe (le papier peut être fourni à part).
Nous rappelons qu'il n’y a pas de réservations pour cette soirée.
Puis rendez-vous partout dans Stereolux pour faire la fête jusqu'à 2h du mat' ! 

La playlist / ILS SONT PASSES PAR LES ROCKEURS ONT DU CŒUR DEPUIS 30 ANS

 

Publié le 06/12/2017

3 questions au chorégraphe Brahim Bouchelaghem - Motion (PEREMISHCHENNYA)

Le chorégraphe Brahim Bouchelaghem a choisi pour son nouveau projet Motion (Peremishchennya) d’embarquer dans son univers un groupe de douze danseurs hip-hop ukrainiens. Plus habitués au hip-hop de rue, ils ouvrent un nouveau chapitre de leur histoire en découvrant, avec Brahim Bouchelaghem, le hip-hop d’auteur. Sur un espace précisément délimité (7x7m), les danseurs écrivent leur scénario en associant l’énergie du breakdance à la poésie propre au chorégraphe. Retour sur cette rencontre et ce choc des cultures avant de les retrouver sur la scène de la Maxi le 12 décembre. 

Dans quel contexte avez-vous créé la compagnie Zahrbat et autour de quels objectifs ?

Après m’être rendu sur la tombe de mon père en 2003, j’ai créé mon solo Zahrbat. Cette pièce a été le point de départ, j’ai eu envie d’approfondir ce travail de création et de continuer en tant que chorégraphe. J’ai donc créé ma compagnie, du nom de ce solo, qui veut dire « celui qui ne tient pas en place ». Cela a permis la rencontre avec Carolyn Carlson en 2007, au CCN de Roubaix où j’ai pu bénéficier du compagnonnage avant d’y être artiste associé en 2011.

Comment avez-vous connu les danseurs de Motion

Ce sont des Bboys et des Bgirls très connu(e)s dans le monde des battles et des championnats. Pour Motion, j’ai fait confiance à l’ukrainien Bboy Robin (TOP 9) (présent sur ma précédente création Davaï Davaï en 2010), pour les réunir sur ce nouveau projet international qu’est Motion (Peremishchennya).

Comment avez-vous travaillé pour la création de ce spectacle (chorégraphie et scénographie) ?

Pour cette création, il a fallu réunir les danseurs et danseuses dans la capitale ukrainienne, Kiev, sur plusieurs périodes de résidence entre septembre 2016 et février 2017. Il y a eu un gros travail chorégraphique en amont, réfléchi sur un espace restreint de 7x7m. Ce projet c’est également la rencontre avec un compositeur ukrainien, R.Roo, et un vidéaste français, Mr Nuage, qui nous a aidé sur la création lumière et vidéo.

 

 

Publié le 05/12/2017

Backstage : ITW de Beth Ditto par les élèves du lycée de la Herdrie

Le 9 octobre dernier, Léo, Malo et Aïna, élèves en seconde au Lycée de la Herdrie à Basse-Goulaine ont assisté à la fin des balances de Beth Ditto et ont ensuite réalisé en anglais une interview de l’artiste et de ses compagnons de scène. Ils étaient accompagnés de Mme Dufief, leur enseignante d’Histoire-Géographie. L’entrevue avait été validée avec le manager de l'artiste pour une durée de 10 minutes, mais c’était sans compter la disponibilité et la gentillesse de Beth Ditto qui leur a consacré 30 minutes ! Un échange chaleureux et drôle, que nos chers élèves ont traduit pendant les vacances de la Toussaint. Cette interview est le premier report d’une série "Backstage" que nous espérons longue !

Mes parents adorent vos chansons et votre charisme. Ma mère se demandait si vous vous étiez inspirée de Patty Smith pour écrire certaines de vos chansons, notamment « Oo la la ». Et si ce n’est pas le cas, où puisez-vous votre inspiration ?

Beth : C’est une très bonne question de la part de ta maman, j’adore! (elle rit). Je pense que j’aime beaucoup Patty Smith, mais je m’inspire plus de l’icône punk, de son esprit et de son caractère affirmé, que de la chanteuse elle-même. Après, je suis sûre que mes chansons détiennent un peu de ses sonorités, mais selon moi, Patty Smith oui, mais plus par rapport à son style que ses textes.
 

  


J’ai visionné une de vos interviews ce matin et j’ai remarqué que vous étiez amie avec Jean-Paul Gaultier. Vous a-t-il inspiré ou invité au lancement de votre propre ligne de vêtement ?

Beth : Je crois que ce sont les personnes « rondes » qui m’ont inspirée pour la création de ma propre ligne de vêtement. Je voulais vraiment faire quelque chose que je comprenais et qui manquait terriblement. Oui, c’est exactement ça. Jean-Paul m’a donné de précieux conseils et beaucoup d’énergie. Vous savez, la plupart des créateurs vont dans des écoles de design, mais pas Jean-Paul – ni Dior d’ailleurs. Déjà jeune adolescent punk (il vivait dans une toute petite ville), il envoyait ses esquisses à Yves Saint Laurent, avec qui il mourait d’envie de travailler. Il adorait vraiment le fait que Saint Laurent assume son homosexualité, alors qu’on était dans les années 60-70 (c’était peu courant à l’époque). Je trouve ça vraiment cool et j’adore son histoire ! Vous savez, quand vous rencontrez des célébrités, de riches célébrités, vous n’êtes pas forcément très heureux quand vous les quittez par rapport à l’expérience que vous venez de vivre. Mais quand vous êtes avec Jean-Paul, vous savez que vous marchez aux côtés de quelqu’un qui sait ce que c’est de ne pas avoir été riche dès le début, de ne pas avoir suivi le parcours ordinaire. C’est un homme vraiment sympa, et passionnant !
 

Que pensez-vous du président américain Donald Trump ?

Beth : Dans le groupe, nous sommes 4 Américains et 1 Britannique qui vit aux Etats-Unis… Je… j’ai peur chaque jour en me réveillant de ce qui s’est passé la nuit précédente, avant que je m’endorme. Je suis très anxieuse par rapport à ça, et (s’adressant à ses musiciens) je ne sais pas ce qu’ils en pensent. Cela fait assez longtemps que je réponds à cette question lors d’interviews, et en général, j’arrive assez facilement à exprimer mes sentiments et à savoir où j’en suis. J’éprouve beaucoup de haine et je trouve ça tellement dangereux (les musiciens approuvent). Contenir toute cette peur et cette haine enfouies dans son cœur, c’est très effrayant, on dirait une sorte de... créature. Je déteste vraiment avoir ce sentiment dans mon for intérieur et, rencontrer cette peur tous les jours, c’est quelque chose de vraiment très dur. Vous en pensez quoi vous ? (s’adressant à son groupe)

La pianiste et deuxième voix : (ironiquement) Trump est un excellent orateur, un homme éloquent, avec un vocabulaire très riche, il est très gentil, et particulièrement bon lorsqu’il s’agit de s’intéresser à la crise (rires).
 


 

Vous pensez qu’il y a 2 Amériques : une pour Trump et une contre ?

Beth : Non, ce n’est plus ce que je pense désormais. Selon moi, il y a plus de deux Amériques, et je suppose qu’on l’a toujours su. En fait, je ne sais pas trop, je suis plutôt inquiète par rapport aux choses que j’ai toujours eu…  (soupirs).


Pouvez-vous encore faire ce que vous voulez aux Etats-Unis ?

Beth : Oui, on peut dire qu’on peut faire ce qu’on veut, mais je pense que c’est de plus en plus difficile. Je crois qu’on fait les choses, mais avec plus de peur. Vous voyez, je me réveille chaque matin en me disant « Quand allons-nous aller trop loin ? Quand est-ce que « trop loin » c’est trop loin ? »… Et qui va intervenir ? Les gens pourraient examiner le cas de plus près… En vrai, je ne sais pas, je me sens tellement déboussolée, honnêtement. Mais bon pour l’instant, je crois que personne ne peut faire grand-chose. En plus, je ne pense pas que ce soit très prudent de le faire.
 

Vous avez eu l’opportunité de voyager autour du monde grâce à vos concerts. Quels pays avez-vous préféré ?

Beth : (En français) J’adore la France ! (Elle reprend en anglais) Il y en a beaucoup... Ce serait plus simple de me demander quels pays je n’ai pas aimés ! (Rires) Mais je vais n’en dire aucun car c’est rude ! J’aime beaucoup l’Angleterre, ainsi que la France. J’ai aussi adoré le Japon, qui est un pays très cool,  vraiment différent des autres pays.

Les musiciens : L’Allemagne ! La Suisse est pour moi le plus beau pays que j’ai visité, c’est magnifique ! On adore aussi la France ! Pour ses personnes, son style, sa nourriture, son vin...

Beth : Pas pour moi. Je n’aime pas trop le vin, et je ne mange presque plus de viande. Pour moi, ce sont plus le style, l’histoire, et la culture que j’aime en France. J’aime aussi beaucoup le fait que l’art y soit très apprécié. Je pense que c’est une chose caractéristique de l’Europe, car aux Etats-Unis, il n’y a pas une aussi grande valorisation de l’art, et les artistes reçoivent un soutien moins important. J’aime donc beaucoup l’Europe, et en particulier la France, pour la place qu’occupe l’art dans la société. Mais je n’ai jamais été en Afrique, et j’aimerai beaucoup y aller dans le futur. L’Egypte est un pays qui m’attire beaucoup.
 

Est-ce compliqué d’aller en Afrique ? Y êtes-vous quelquefois invités ou non ?

Beth : Nous avons déjà été invités en Afrique du Sud, mais nous n’y avons pas été. Il y a certains endroits en Afrique dans lesquels il est dangereux de voyager. Mais j’ai des amis qui viennent de revenir d’Afrique du Sud, et qui n’ont pas eu de problèmes. Mais je ne me fixe aucune barrière, il faut considérer que seul le ciel est la limite !
 

Votre voix est connue ans le monde entier grâce au titre de votre ex-groupe, The Gossip, « Heavy Cross ». Etes-vous fière d’être connue mondialement grâce à ce hit, ou, au contraire, cela vous rend-il triste que certaines personnes limitent votre carrière à cette chanson ?

Beth : Non, je suis très contente d’être connue pour cette chanson. Il y a des personnes que j’ai connues en tant qu’artiste qui ont toujours voulu être considérées comme des « popstars », mais ce n’était pas notre cas. Avec le groupe, nous étions vraiment contents d’avoir de l’attention, qui n’était pas forcément espérée. Je suis en plus vraiment heureuse que nous continuions à jouer cette chanson, même si le groupe s’est séparé, car si, par exemple, je paie pour aller voir un concert, je voudrais que l’artiste joue le morceau que j’étais venue voir, sinon je ne serais pas contente. Je comprends donc que les gens veulent toujours entendre les chansons les plus connues, car je comprends ce que c’est d’être dans la foule pendant un concert. Je pense aussi que les gens sont trop complexés sur la façon dont on considère les artistes, dans la mesure où ils paient pour voir les concerts, et considèrent que les artistes font un travail pour eux. Je pense que les vrais artistes sont ceux qui se privent de reconnaissance avant d’avoir une chanson dans le Top 10. Mais je suis toujours très contente de cette chanson, car c’est en même temps vraiment cool et très bizarre d’avoir créé une chanson qui a fait le tour du monde.
 

Cet été j’ai regardé toutes les saisons de "Rupaul’s Drag Race" et j’ai été agréablement surpris de voir que vous avez été un juge lors d’une saison. Donc j’ai une question assez bizarre : Si vous étiez une drag queen, que serait votre nom de scène ?

Beth : C’est une très bonne question en fait ! Doug H Nuts, car en anglais ça se prononce « doughnuts » [donuts] (rires). Ou Beth Amphétamine, car c’est une référence de drag queen. Je serais un drag king je pense.
 

Plusieurs artistes sont récemment revenus à leurs origines et ont sorti des albums positifs et plus simples.

Beth : En effet, c’est vrai ! C’est une sorte de mode, n’est-ce pas ?


Je pense notamment à Lady Gaga, Miley Cyrus, Rihanna, Beyoncé… C’est un peu comme vous : vous êtes un peu retourné à vos racines [du sud des USA] dans votre album « Fake Sugar ». Par exemple dans le clip de votre single « Fire ». Y’a-t-il quelqu’un en particulier avec qui vous aimeriez travailler ?

Beth : C’est une bonne question. Pour ce genre de sons ? Connaissez-vous le groupe The Alabama Shakes ? J’aimerais beaucoup travailler avec eux. Brittany Howard et toute la troupe. Ça serait tellement cool de voir ce qui sortirait de cette collaboration. Ils travaillent avec cet incroyable producteur qui est connu internationalement. Je n’arrive jamais à me rappeler de son nom… C’est ukrainien. Enfin, oui, j’aimerais travailler avec lui. Et puis Timbaland. Et Missy Elliott. Mais j’aimerais surtout être sa femme. (rires)


Vous êtes une artiste tellement audacieuse et exaltante, notamment à travers votre soutien aux causes féministes et LGBTQ+. Vous avez toujours transmis un message de tolérance et d’acceptation de soi ; donc je souhaitais savoir : quel serait votre conseil pour des personnes qui ont toujours peur de complètement s’assumer ?

Beth : Mon conseil est de trouver des amis qui sont comme toi. Ne traîne pas avec des personnes qui te rabaissent et qui te font te sentir mal. C’est le début de l’acceptation de soi, c’est très important : être avec des personnes qui t’acceptent. Ne sois pas ami avec des personnes avec qui tu te sens plus mal qu’avant, lorsque tu les quittes. Je pense que tu dois trouver un groupe de vrais amis, surtout à votre âge ; sans paraitre condescendante et hautaine. (rires)
Quand j’avais 15 ou 16 ans, j’ai rencontré les personnes avec qui j’ai fondé Gossip. Nous étions un groupe [de musique], nous allions partout ensemble. J’ai beaucoup appris à propos de la musique et de l’art [à leurs côtés]. J’ai fait mon coming-out grâce à eux. J’ai vécu toutes ces expériences parce que je me suis liée d’amitié avec ces certaines personnes qui m’acceptaient, et qui me montraient des choses qui allaient par la suite me donner confiance en moi, au lieu de me rabaisser.
Et pareillement, j’ai également fait ça pour eux. Donc vous devez trouver des amis sincères. C’est tout ce que vous pouvez faire. Ça [la confiance en soi] doit également venir de vous, mais c’est très important de trouver un groupe de soutien.
Qu’en pensez-vous ? (elle se tourne vers les musiciens)
Quelle est la clé de votre assurance quand vous mettez votre bikini pour votre calendrier bikinis ? (rires)

Kelly : Ça risque pas d’arriver ! (rires) Je pense que trouver sa passion [permet d’être plus confiant].

Teddy : Se faire confiance également.

Sur le web

Publié le 04/12/2017

Retour sur l'après-midi Graou

Samedi 14 octobre 2017, c'est une quinzaine d'enfants, accompagnés de leurs parents, qui ont investi Stereolux pour découvrir le magazine Graou, petit frère du magazine Georges.
Au programme de cet après-midi proposé en partenariat avec la Librairie nantaise Les Biens Aimés, deux ateliers : l’un de Stop Motion et l’autre de création plastique.

Au départ, le pantin désarticulé du personnage Graou était bien pâle. Mais c’était sans compter sur la créativité des petits comme des grands pour lui redonner toutes ses couleurs et surtout le parer de ses plus beaux atours ! Munis de feutres, de crayons, de tissus et de plumes, rien n’était trop beau pour que Graou aille danser ! On peut noter que les parents en ont autant profité que leurs enfants en se prêtant à l’exercice avec une joie non dissimulée.
Côté stop-motion, les enfants ont redoublé d’inventivité pour créer une sacrée aventure à ce facétieux Graou.
Un samedi où tout était permis en quelque sorte !