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Publié le 12/10/2018

Escapade en Russie avec Motorama

À l'occasion de leur venue le 18 octobre pour nous faire découvrir en live leur dernier album "Many Nights" (un de nos coups de coeur de rentrée), nous avons demandé à Motorama de nous éclairer sur la musique en Russie. Découvertes à la clé !

Quand et pourquoi avez-vous signé sous le label bordelais Talitres ? 

En 2012 nous avons reçu un e-mail de la part de Sean de Talitres, il était intéressé pour éditer notre nouvel album. Il avait découvert notre musique sur internet et était venu sur l'un de nos concerts quelque part en Europe. Nous avons aimé les groupes qu'il avait produits et nous avons donc décidé de rejoindre Talitres.

In 2012 we received an e-mail from Sean from Talitres, he was interested in releasing our new album, he discovered our music via the internet and came to our concert somewhere in Europe. We liked the bands that he published before, and we decided to join Talitres.
 

Où avez-vous créé ce nouvel album ? (composition et enregisterment)

Nous l'avons écrit dans mon appartement à Rostov-on-Don. À part la batterie, nous l'avons enregistré dans notre sutdio de répétiion.

It was written at my flat in Rostov-on-Don, except the drums, we recorded them at our rehearsal space.

 

 

Comment définiriez-vous la musique rock en russie ?

L'âge d'or était à la fin des années 70 - début des années 80. Puis tout s'est effondré et ce qu'on appelle le rock ou la musique indé a traversé une période très difficile. Nous avons toujours de la mauvaise musique médiatique, de jeunes artistes motivés par l'argent, et nous avons pratiquement perdu les traditions de la musique.

Golden years were at the end of 70’s and beginning of the 80’s. Then everything collapsed, and so-called rock or independent music was in a terrible condition. We still have lousy music media, extreme money-driven attitudes of the young people and almost lost music traditions.

Quels style de musique sont les plus écoutés aujourd'hui ? 

Rap and pop.

Vous avez quelques noms d'artistes et de groupes à nous conseiller d'écouter ? 

"Huun Huur Tu" from Tuva

 

"Pinkshinnyultrablast" from St. Petersburg

 

Publié le 12/10/2018

Pass danse

Stereolux propose de nouveau cette saison quatre rendez-vous pour découvrir des formes artistiques qui expérimentent et questionnent le croisement entre arts chorégraphiques et technologiques. Innovantes et hybrides, ces nouvelles voies de création mêlent arts vivants et langage numérique.

 

 

Partenaire média :

  

Publié le 11/10/2018

Havana Noche, aventure musicale itinérante

Le 31 octobre, UrbanVoices invite à Stereolux Los Rumberos de Cuba, orchestre rassemblant de célèbres artistes cubains. Une étape dans une aventure musicale itinérante mettant à l'honneur la rumba, qui a commencé cet été dans les parcs de Nantes, se poursuit ce mois-ci à la Havane et se clôturera le 4 novembre à La Cité des Congrès de Nantes.

 

La Résidence à Cuba

Collaborer avec des musiciens étrangers, c’est bien ; les côtoyer dans leur milieu de vie, c’est mieux. Mieux pour comprendre leur répertoire, ses racines, ses échos, les pratiques sociales, culturelles qui y sont associées… À l’issue des ateliers et des répétitions publiques d’UrbanVoices dans les parcs de Nantes, 500 choristes viennent de partir à La Havane pour l’événement ¡ Soy la rumba !.

Logés chez l’habitant, ces derniers passent une dizaine de jours à découvrir la capitale, entre ateliers de chant et de danse traditionnels, répétitions avec les musiciens locaux Los Rumberos de Cuba, puis avec 250 chanteurs havanais recrutés dans cinq quartiers. Une véritable aventure, et pour la plupart une occasion unique de traverser l’Atlantique à moindre coût, un accompagnement ayant été mis en place pour les budgets les plus fragiles.

Sur place, l’organisation s’appuie sur le réseau des clubs Jose Marti (l’inspirateur de la philosophie de la révolution cubaine), qui ont facilité les contacts et le recrutement des équipes locales. C’est au Centro de Eventos Fé de Valle, géré par la Fédération des femmes cubaines au cœur du Vedado, que des ateliers ont lieu le matin ainsi que des rencontres de rumba l’après-midi.

Un concert final se tiendra dans un lieu mythique de la capitale cubaine des années 70 : La Cecilia, aujourd’hui fréquenté par de rares touristes. Cet espace de restauration et de concert, ancien fleuron du quartier Miramar, sera entièrement équipé pour accueillir ¡ Soy la rumba ! à trois reprises, dont la dernière réunira les choristes nantais et cubains, soit 750 personnes sur scène.
Le répertoire de ¡ Soy la rumba ! sera composé de morceaux de style yambu et guaguanco, mais également d’une conga, musique de carnaval, ainsi que de chants associés à des traditions spirituelles plongeant leurs racines dans les cultes pratiqués par les esclaves.
 

Los Rumberos de Cuba à Stereolux

Le 31 octobre, UrbanVoices invite Los Rumberos de Cuba pour un concert unique. Le groupe cubain ne sera, cette fois, pas accompagné de choristes et de musiciens d'UrbanVoices, l'idée étant de mettre à l'honneur le célèbre orchestre fondé en 2002. Attentif à maintenir les traditions de la rumba, tout en l’inscrivant dans un esprit contemporain, le Conjunto de Los Rumberos de Cuba rassemble les plus grands noms ayant connu l’époque fameuse des mythiques Clave y Guaguanco et Tata Güines. Ernesto Gatell, « El Gato », soixante-douze printemps, Maximino Duquesne, soixante-dix neuf ans, Rizo Lazaro, quatre-vingt trois ans y côtoient de plus jeunes artistes comme la soliste Yerilu Lugo et Michael Herrera Duarte, interprète de Lucumi, dans le film éponyme de Tony Gatlif consacré à son histoire.


En première partie, nous retrouverons cependant ​Aïna, un projet dirigé par les musiciens du projet UrbanVoices.
Cette formation regroupe 6 artistes autour de la voix et du tambour. Pour leur premier concert, ils vous dévoilent un set inspiré de musiques latines, une rencontre unique entre les rythmes afro-cubains et la délicatesse de la bossa nova brésilienne.

 

 

 

Le grand final

A peine rentrés à Nantes, la tête pleine d’images et de rythmes, les chanteurs retrouveront le chemin des répétitions pour le « grand final » à La Cité Internationale des congrès le 4 novembre, où les mille choristes réunis accompagneront Los Rumberos de Cuba pour 3 concerts gratuits. Puis UrbanVoices continuera sa route dès l’orée 2019 avec la sortie d’un livre consacré à l’aventure cubaine, avant de partir vers de nouveaux horizons avec l'Andalousie en 2019 et le Maghreb en 2020.

Publié le 11/10/2018

Slow Sliders paie sa tournée

Slow Sliders c'est un peu comme si Mac de Marco enregistrait dans le phare de Saint-Mathieu. Ces 4 Brestois, Nantais d'adoption, proposent une indie pop empreinte de rock et de surf planant sur des mélodies d'une efficacité rare. Le 20 octobre prochain, ils présenteront en live leur premier album "Glissade Tranquille", entourés de leurs camarades Binidu et The World, qui ont aussi des choses à arroser ! Prêt pour la gosse teuf du label nantais Kythibong ? 
 

Comment se porte le rock de la côte ouest ? 

Le rock de l'ouest se porte plutôt bien notamment grâce à nos frères de sauce : Bantam Lyons, Baston, Born Idiot, Djokovic, Tropique Noir, The Missing Season, Trainfantome... (liste non-exhaustive).
 

Vous avez pris le temps pour sortir votre premier album, mais avez multiplié les concerts, vous vouliez tester les morceaux en live avant ?

Non, on voulait surtout trouver les bonnes personnes avec qui travailler (ingénieur son/mixeur, label et tourneur).
 

 

Pourquoi avez-vous signé sous le label Kythibong ?
Trois groupes, trois nouveaux albums, vous avez mis du champagne au frais pour la soirée du 20 octobre ? 

On a signé chez Kythibong parce qu'Aymeric est venu nous voir après un concert pour la fête de la musique au Café du Cinéma en nous proposant de rejoindre le label. On trouvait déjà leur catalogue cool, alors quand on a rencontré le reste de l'équipe (Anthony de Mélomane et Mooch d'Eminence Grise, le label qui coproduit l'album) et qu'on a vu qu'on était sur la même longueur d'onde, on a été complètement emballé.

Et pour le champagne ça nous ferait méga plaisir mais malheureusement on a oublié de mettre ça sur notre rider donc si vous pouviez nous en mettre une ou deux de côté dans le frigo on vous en serait très reconnaissant !

 

Découvrez l'album "Glissade Tranquille" sorti le 21 septembre dernier

 

Publié le 11/10/2018

Fermeture billetterie et bar/resto

La billetterie et le bar/resto seront fermés les 1 et 2 novembre prochain. 

Publié le 08/10/2018

Rejoignez-nous

Stereolux recherche un/une Directeur(rice) administratif(ve) et financier(e).
Consulter l'annonce
Candidatures jusqu'au 4/11/2018

Publié le 02/10/2018

HIER SOIR c'est bientôt ! (interview)

Clément Leveau aka Jumo est déjà passé plusieurs fois à Stereolux. Invité par 20syl pour sa carte blanche en 2015, il est revenu en 2016 lors de la Tournée des iNOUïS puis lors de la soirée Le Beau Label mettant à l’honneur Nowadays Records, le label parisien ayant signé son deuxième EP Nomade.
Le 17 octobre prochain, en compagnie d’Alix Lachiver (chanteuse et musicienne au sein du duo Melody Says), il assurera la première partie de Kazy Lambist, avec une nouvelle casquette : celle du projet Hier Soir.

 

Parle-nous de ce nouveau projet, Hier Soir, dont le nom apparaissait déjà en featuring sur deux titres de tes précédents albums 
Hier soir, c'est le projet que j'ai monté avec Alix il y a un an et demi environ, après une rencontre au bar et les souvenirs d'une discussion un peu floue. On s'est revus puis on a commencé à écrire ensemble.
 

D’où vient l’origine de ce nom ?
Sans doute de ce lendemain de soirée.
 

Chanson d’Amour est votre premier titre, la sortie d’EP est prévue pour quand ?
L'EP sortira fin 2018 / début 2019, mais il y aura d'autres singles d'ici là !
 


D’après votre Instagram, un nouveau clip est en préparation ?
Tout à fait ! On a tourné le clip d'un des singles il y a quelques jours avec Alix et le collectif d'artistes Cela dont je fais partie, on est très contents et on a hâte de sortir ça !
 

Graphiste de formation, tu t’occupes toi-même de cette partie, quelles sont tes inspirations pour ce nouveau projet ?
Je ne m'occupe pas seul de cette partie, on échange déjà beaucoup avec Alix sur nos envies et nos idées, ensuite c'est avec le collectif qu'on travaille pour développer l'identité, les clips, les artworks, etc. L'artwork du premier single Chanson d'amour a été dessiné par Nina Guy et c'est Alix et moi qui avons réalisé le clip, ensuite j'ai fait la post prod. 
Pour ce premier EP, c'est un peu bateau mais on est pas mal inspiré par la mer, sans doute parce qu'on y compose la plupart de nos morceaux mais à l'image du nom, Hier Soir, on traite aussi beaucoup les souvenirs, les rêves et l'opposition du conscient à l'inconscient.
 

Le public de Stereolux garde un très bon souvenir de tes passages précédents, tu es content de revenir ?
Je suis ravi de revenir à Stereolux, j'ai toujours passé de super moments ici, la salle est superbe et l'équipe toujours au top ! J'ai hâte ;) 

Publié le 02/10/2018

Le Beau Label : KYTHiBONG - interview du boss

Comme à chaque saison, Stereolux a à coeur de programmer des labels nantais lors de la soirée Le Beau Label. Le 20 octobre prochain, c'est au tour du label Kythibong de prendre les commandes de cette soirée, l'occasion pour nous de rencontrer Aymeric à la tête du label et de lui poser quelques questions.
 

Bonjour Aymeric, tu es à la tête de Kythibong depuis 2002 aux côtés de ton frère Anthony et de Marion. Au bout de toutes ces années, comment faites-vous pour rester indépendants et activistes DIY au milieu du macrocosme de la musique ?

Je ne suis pas bien sûr que l'on puisse parler de DIY pur et dur ici car depuis quelques années déjà, il nous arrive de travailler avec différents partenaires du milieu (distributeur, attaché.e.s de presse,...). Toujours est-il que nous faisons au mieux pour rester un maximum maîtres du bateau et faire ce que l'on veut / peut.
On opère donc des ajustements. On essaie de rester flexibles, de négocier les virages en souplesse et de ne pas perdre de vue ce qui est au coeur de Kythibong : sortir de chouettes albums, faits par de chouettes gens, sans trop se poser de questions de risques / rentabilité financière. Par moment la passion prend des allures de tableaux Excel, il faut donc rester vigilants.


Vous le revendiquez, chez Kythibong vous sortez les disques de copains. Alors quelles sont les qualités nécessaires pour copiner avec la fratrie Kythibong ?

C'est difficile de résumer nos affections à une liste de critères à cocher. Disons, un certain rapport au monde, à l'amitié, plutôt généreux, collectif et pas trop matérialiste. Des gens pour qui les moyens sont aussi importants, voire plus, que la fin.
C'est une histoire de feeling, et puis bien évidemment il faut aussi que l'on aime le disque et les concerts.
 

Le 20 octobre prochain la soirée Le Beau Label vous est consacrée, parle-nous un peu du choix de programmation 

C'était finalement assez simple à programmer au vu de l'actualité. On sort ces trois mois, trois disques, alors il nous semblait évident de proposer à Stereolux une triplette de release party. Le disque de The Slow Sliders sort en septembre, celui de Binidu en octobre et celui de The World début novembre. De surcroît, on pense avoir là un beau plateau cohérent.
 

  


Quelles sont les autres actualités du label à venir ? Genre les disques que l’on peut d’ores et déjà commander au Père Noël ?

Alors pour tout ce qui est "Noël arrive avant l'heure", on bosse depuis environ un an sur la première réédition de notre vie de label, et elle est arrivée, sa sortie publique est imminente (19 octobre) et nous devons dire que nous sommes profondément ému.e.s. Alors voila, pour toi qui a été sage toute l'année, il s'agit d'un disque, non, deux, car c'est un double vinyle 180gr de Brigitte Fontaine & Areski Belkacem Vous Et Nous sorti en 1977 chez Saravah (merci au passage à Benjamin Barouh et Yvonnick Ageneau). Il est magnifique et nous en sommes très fier.e.s.
L'an 2019 est quant à lui encore en cours de traitement, mais on y verra normalement comme en 2018, quelques petits nouveaux. 




C’est Marion, qui a signé l’artwork de la soirée. Parles-nous de la signature artistique de Kythibong :

Kythibong n'a jamais eu de charte graphique et n'en aura surement jamais (mais tout est possible, on a bien fini par vendre des mp3).
Il se trouve que Marion dessine (www.palefroi.net), c'est plutôt pratique, elle fait donc la plupart des  visuels pour Kythibong, que ce soit sur le site ou pour les concerts qu'on organise.
J'imagine qu'au fil des années ça a dû construire un semblant d'identité visuelle, comme ça, en douce.
Par contre, les groupes choisissent leurs pochettes, on n'impose absolument rien. Chaque album doit avoir sa propre identité, fidèle à l'univers des artistes.
 

 

Pour vous mettre dans l'ambiance Kythibong, nous vous avons concocté une playlist spéciale, enjoy !

Publié le 25/09/2018

Appel à projets Art numérique & Mobilier urbain : candidatez jusqu’au 20 octobre

L’appel à projets lancé par JCDecaux et Stereolux, en lien avec Nantes Métropole, marque la rencontre entre l’univers des arts numériques, du mobilier urbain et de l’espace public.

Élément essentiel du paysage urbain, le mobilier urbain fait l’objet de nouvelles opportunités créatives et expérimentales dans la ville. Cet appel à projet vise à proposer une approche artistique et sensible des mobiliers urbains via l’intégration d’œuvres artistiques dans des mobiliers pourvus d’écrans et interactifs.
 

  
 

L’appel à projets est ouvert à tous les artistes œuvrant dans les domaines du numérique, de la vidéo, du design, de l’architecture, etc. Le projet peut être porté individuellement ou collectivement.
Il doit prendre la forme d’une œuvre originale intégrée aux mobiliers mis à disposition.

Il récompensera deux projets artistiques qui seront révélés à l’automne 2018 et exposés sur les « mobiliers numériques tactiles » JCDecaux en 2019.
 

Calendrier :

  • Date limite de candidature : 20 octobre 2018
  • Choix définitif des projets et annonce des lauréats : 26 novembre 2018
  • Production et réalisation : du 26 novembre 2018 au 20 février 2019
  • Diffusion : à partir de mi-avril 2019

Informations et candidature


Rendez-vous le 8 et 9 octobre à Stereolux pour tester les bornes


Un temps de démonstration des mobiliers aura lieu à Stereolux les 8 et 9 octobre 2018. Il permettra aux candidats de découvrir et tester les mobiliers urbains mis à disposition et de poser des questions techniques ou administratives :

  • Une borne sera disponible en libre accès le 8 octobre de 14h à 17h et le 9 octobre de 10h à 12h30 (possibilité de voir à quoi elle ressemble, de tester l'écran, etc)
  • Une équipe technique de JCDecaux sera présente le 9 octobre de 14h à 17h lors de deux sessions d’une heure et demie, afin de répondre aux questions techniques des candidats. Pour participer à ce temps d’échange, les personnes intéressées sont invitées à s’inscrire via ce formulaire, qui leur permettra de sélectionner la session de leur choix. Un mail de confirmation leur sera envoyé quelques jours avant la date de la session.

 

 

   

 

Publié le 21/09/2018

J'ai testé : Entropia - performance immersive sous dôme

La Société des Arts Technologiques (SAT) Montréalaise s’installe, dans le cadre de Scopitone 2018, dans la cour du Château des Ducs de Bretagne.

Le duo franco-québécois Fraction & Starnault y propose l’œuvre Entropia, une performance visuelle et sonore imaginée pour répondre aux spatialités uniques du dôme à 360°.  Une fois avisés du caractère épileptique de la séance, nous sommes invités à nous installer bien confortablement au sol. C’est étendu de tout mon long dans l’espace obscur de la géode que j’ai pu apprécier la performance des deux artistes.

Au départ un peu circonspect, immersion rimant à mon sens avec dissimulation complète et parfaite des dispositifs techniques (les vidéoprojecteurs, consoles, câbles, structures sont entièrement apparents dans le dôme), le duo m’a tranquillement mais sûrement fait clore les deux lèvres une fois le show lancé.

Closes, elles ne le sont pas restées longtemps. Sans en faire trop j’ai, et plutôt rapidement, ouvert la bouche aussi grand que les yeux et les oreilles pour profiter au maximum des secousses que subissaient mes sens. Hypnotiques, les séquences visuelles et sonores sont véritablement immersives. À tel point qu’en l’espace de quelques minutes, on se demande combien de temps a pu passer, s’il fait encore jour à l’extérieur, si la cour du château est bien réelle derrière la toile hémisphérique dans laquelle nous sommes une petite cinquantaine, enfermés, allongés et absorbés par ce qui se déroule autour de nous.


C’est brutal et doux à la fois. Les sons sont agressifs, les images souvent psychédéliques, et pourtant, paradoxalement, le spectacle est une savoureuse berceuse pour les sens. Pas la berceuse soporifique non, la berceuse qui nous veut du bien, qui sait nous tenir éveillés en nous libérant des petites doses d’adrénaline correctement mélangées avec de subtiles touches d’endorphine, un cocktail de choix pour les addicts des scènes immersives.
 


 

Tout est géré à merveille. Après nous avoir emmenés loin, très loin, le retour à la réalité est assuré avec beaucoup de délicatesse. Nous savons que la fin est proche, les rythmes ont changé, et pourtant, ça ne nous dérange pas, tant le voyage était bon.
 

Par Nicolas Houel