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Musique Publié le 30/01/2017

Stereolux, résidence principale

Année après année, Stereolux ne cesse de défendre les groupes d’ici. La preuve encore en 2016 où 43 groupes régionaux, soit 18% des artistes programmés, se sont produits en Maxi et Micro. Derrière ces chiffres se cachent des dispositifs s’articulant autour du défrichage de nouveaux talents et l’accompagnement.

Stereolux, ce n’est pas uniquement des têtes d’affiche XXL ou le mastodonte électro et arts numériques Scoptione. Non, à l’image du FC Barcelone, Stereolux est plus qu’un club. C’est un espace de création et de diffusion dont l’ambition est de mettre en avant la scène régionale et de l’accompagner dans son développement à travers plusieurs dispositifs. Évidemment, ces derniers dépassent largement et naturellement les frontières locales.

Découvrir du pays

Une des missions de Stereolux est de sortir du cadre pour aller chercher aujourd’hui ceux qui feront la pluie et le beau temps demain. À Nantes, le défrichage prend des formes multiples afin de faire découvrir des jeunes talents internationaux, nationaux et régionaux. Au cœur de ces dispositifs de programmation/diffusion, on retrouve Le Beau Label, soirées trimestrielles dédiées aux labels de la planète indé. Africantape, Born Bad records, Yotonka ou encore Ici d’Ailleurs sont venus présentés leur catalogue en live.

Stereolux, c’est aussi une certaine notion de parcours. En effet, chaque trimestre, les soirées Stereotrip sont une invitation à tailler la route afin de partir à la rencontre d’un pays ou d’une ville et de la scène indé gravitant autour. Caen, Bordeaux, Tucson, la Suisse, l’Islande ou Berlin ont fait étape à Nantes. Dans ce même esprit, Stereolux a construit des ponts avec Clermont-Ferrand, Reims et Valence en Espagne. Un nouveau est actuellement en construction avec le 106 à Rouen. Dans le cadre de ce jumelage indie, des artistes en provenances de ces villes se sont produits en ville ; pendant que la scène nantaise faisait le chemin inverse.

Parallèlement à ces propositions novatrices, Stereolux accueille les traditionnelles Release Party. Pegase, Von Pariahs, Ko Ko mo, Aymeric Maini sont ainsi venus célébrer sur scène la sortie de leurs nouveaux albums.

   

Sortir bien accompagné

Une des missions de Stereolux est également d’accompagner les artistes “made in Nantes” à travers différents dispositifs : Première Partie, Répétition scénique et Soutien à la création.

En collaboration avec son voisin Trempolino, Première Partie est destiné aux artistes locaux se produisant, comme le nom du dispositif l’indique, en première partie d’artistes déjà installés. En 2016, Tonus, Triceps, VoYoV ou Anoraak ont bénéficié, le temps d’une journée, des infrastructures de Stereolux afin d’arriver fin prêt le jour J.

Pour les groupes ayant déjà un tourneur et/ou une maison de disques et ayant une daté clé comme les Trans Musicales ou les Inouïs du Printemps de Bourge dans le viseur, Répétition scénique permet d’améliorer dans des conditions réelles les lives. Depuis le début de cette nouvelle année, plus de huit groupes (Stoned Harpies, Gaume, Rulble 2 Jungle, Hicham Ali, Ben Junior, River’s Rivera…) ont déjà bénéficié, le temps d’une journée, des infrastructures de Stereolux afin d’arriver fin prêt le jour J.

    

Enfin, Soutien à la création est destiné à ceux et celles bénéficiant déjà d’une structure professionnelle solide (producteur, label…). Dans la perspective d’une tournée nationale, After the bees, Allta, Pegase et Von Pariahs sont venus posés leurs instruments en salle Micro ou Maxi.

L’ensemble de ces dispositifs mis en œuvre permet à Stereolux d’être présent aux côtés d’une scène locale toujours en mouvement et toujours aussi effervescente.

Arnaud Bénureau