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Arts numériques Publié le 16/04/2019

RETOUR SUR LA RÉSIDENCE DE GUILLAUME MARMIN POUR MOTION MOTION 2019

Pour sa troisième participation au festival Motion Motion, Guillaume Marmin propose, en collaboration avec le compositeur Philippe Gordiani, une création inédite : Anger & Hope. Un projet qui fait référence au mythe de la boîte de Pandore... Poussons la porte d'une pièce du labo plongée dans le noir pour en savoir plus sur leur résidence à quelques semaines du festival. 

 

En quelques mots peux-tu présenter cette nouvelle création ? 

Anger & Hope est une nouvelle installation que je prépare avec le compositeur Philippe Gordiani, ami de longue date puisque c'est notre huitième création ensemble. Par sa forme et son écriture, le projet fait référence à la boîte de Pandore qui contenait, parmi les maux de l'humanité, la colère mais également l'espoir, des émotions qui teintent singulièrement notre actualité. Il s'agit également de donner corps aux fréquences sonores avec un dispositif de projection volumétrique. 

 

Quels ont été les objectifs et les différents axes / temps de travail de cette résidence ? 

J'ai fait plusieurs séries de tests de projection dans des cubes en verre remplis de fumée. J'ai trouvé le résultat intéressant car cela permettait de transformer des images 2D en objets 3D contenus dans ces cubes. Le travail avec le son est vite apparu nécessaire et évident. On a donc travaillé en studio avec Philippe, puis en résidence pendant une semaine ici, pour éprouver le dispositif. En générant des séquences visuelles directement à partir des fréquences sonores, on a l'impression de voir le son, de quasiment pouvoir le toucher. C'est sensoriel, ça pourrait même être sensuel, sauf que la partition est bien noise et peut piquer par moments. On n'est pas là pour rigoler.

 

Reportage sur la résidence de Guillaume Marmin à Stereolux par l'émission Artotech, diffusée sur France 3 Pays de la Loire

 

 

 

Quelle approche du "motion" cette installation met elle en évidence ?

Il s'agit de travailler autour des liens entre images et son, d'animer des formes abstraites en interaction avec une partition. Parfois c'est l'inverse, le son est généré à partir de séquences visuelles. On est à la recherche d'un mouvement commun entre ces médiums, comme ont pu le faire pas mal de cinéastes expérimentaux depuis les années 1930.

Il y a aussi une approche spatiale puisque le dispositif permet de jouer d'effets de stéréo tant au niveau sonore que visuel. Le regard et l'écoute du spectateur sont constamment en mouvement également.

 

As-tu d'autres projets avec cette installation après Motion Motion ? 

Oui, j'ai une exposition programmée en juillet prochain à Pittsburgh, en Pennsylvanie, et Anger & Hope en fera partie. On va reproduire l'installation en deux fois plus gros parce que c'est les States, la ville du ketchup Heinz et de Warhol. En vérité, je suis très impatient de voir ça.