Logo Stereolux
Danse Publié le 06/05/2019

La culture coréenne célébrée à Nantes - Interview

Dans le cadre du Printemps Coréen, Stereolux accueille Ulsan Metropolitan Dance Company pour le spectacle de danse Mom Arirang - Aje Aje, inédit en France. L'occasion de mettre en lumière la culture coréenne avec Mee Ra Baudez présidente de Printemps Coréen, co-organisatrice du festival avec le Centre culturel coréen à Paris et Noridan en Corée du Sud.

Pouvez-vous présenter le festival en quelques mots ? 

Le festival Printemps Coréen est un événement culturel à but non lucratif qui a pour objectif de promouvoir la culture coréenne en France, contribuer à l’amitié entre la France et la Corée et accroître la compréhension réciproque de nos cultures. Cet événement permet de découvrir à la fois la tradition et la modernité de la Corée sous tous ses aspects culturels (musique, arts plastiques, cinéma, littérature, bande dessinée, cuisine) en organisant des concerts, des performances, des expositions, des ateliers, des résidences artistiques, des conférences, etc.
Basé à Nantes, le festival tend à devenir une plateforme culturelle entre l’Europe et l’Asie et à développer des projets à long terme au delà de projets événementiels.
 

Quel est le thème de cette édition ?

« Du mouvement à la danse », le festival fait un focus sur le geste, l'élan, le rythme et l'impulsion: des codes traditionnels coréens aux codes actuels. Le festival présentera, pour la première fois en Europe, Ulsan Metropolitan Dance Company. Cette compagnie de danse d'Ulsan, dirigée par la chorégraphe Eun-Joo Hong présentera sa création Mom Arirang - Aje Aje à Stereolux le 28 mai 2019 à 20h. L’ensemble musical d’Ulsan Metropolitan Dance Company donnera également un concert le 27 mai à 20h à l’Espace Cosmopolis. Deux jeunes compagnies coréennes de danse contemporaine, la Cie Melancholy et la Cie Siga, ainsi que la chorégraphe Sun-Yeong Kim se produiront également pour la première fois en France. K-pulsa, création danse et percussions du festival sera préssentée suite à une résidence qui associera les danseurs : Cheolin JEONG, Jae Woo JUNG et le batteur Will Guthrie.

 

Pouvez-vous nous en dire plus sur le spectacle programmé à Stereolux ?

Cette compagnie composée de 31 danseurs et danseuses  ainsi que de 14 musciens est dirigée par la chorégraphe Eun-ju Hong. La compagnie a dans son répertoire aussi bien des danses traditionnelles que des créations contemporaines.Ce qui est distinctif dans sa danse, c’est de mêler la tradition et la modernité. Cette conviction construit sa manière de comprendre la danse, les gestes et la respiration. Mom Arirang – Aje Aje, son œuvre récente, récompensée au Korean Dance Award en 2017, a confirmé ses talents artistiques auprès du monde de la danse. Ce titre qui signifie «Allons sur la colline où le soleil se lève» dessine l’humain qui espère sa libération dans un questionnement existentiel.

 

 Quelle est l'histoire de l'Ulsan metropolitan dance company ?

Ulsan Metropolitan Dance Company a été créée en décembre 2000. Ces danses traditionnelles puisent dans le folklore rituel de toute la Corée et plus spécifiquement celle de la danse du tambour issue de l’île de Jindo au sud de la péninsule. La compagnie de danse d’Ulsan a également présenté, en Corée et en Asie, des chorégraphies qui perpétuent l’héritage de Song-Ju Han, fondateur du Choson dance and music institute (1933). Ce dernier avait créé et réarrangé de nombreuses pièces que la compagnie d’Ulsan a inscrit à son répertoire comme Taepyoungmu, danse de cour rythmée par une musique chamanique. 

 

En quoi ce spectacle s'inscrit-il pleinement dans le festival et la programmation de cette année ?

Le festival a accueilli lors des éditions précédentes des artistes coréens d'excellence dans le domaine de la musique mais qui avaient rarement eu l'occasion de se produire en Europe. Ulsan Dance Company était pour nous l'opportunité de rester dans la même démarche. La compagnie est reconnue en Corée et en Asie, notamment grâce au travail de création contemporaine que réalise la chorégraphe Eun-Joo Hong tout en s'inspirant de thèmes traditionnels.