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SAM. 7 mars 20H30

Concert

Vox Low + Nursery

Stereolux Salle micro Organisateur : Stereolux Placement libre debout
12.60€
8€
Tarif sur place 13€

La musique du combo parisien baigne dans l’acide le plus sombre : une coldwave glaçante, un krautrock vénéneux où l’espoir se perd dans le brouillard et où le live se vit comme une grande messe chamanique. Le plus obscur et mystique des groupes Born Bad.

Vox Low (Fr)

Les jours heureux ont passé, pour de bon. Les anges sont déchus, les idoles mortes, les drogues frelatées, comme les sentiments. Ne reste que la sensation persistante d'une mauvaise descente. 
La musique est à l'encan : voix désincarnée, basse martiale, inexorable comme les trois juges de l'enfer, la rythmique une mécanique incantatoire, les tempos ralentis jusqu'à la bradycardie. Une cold wave hallucinée, une acid sobre et froide, un krautrock vénéneux avec une pointe de psychédélisme noir.
Un dancefloor sous Quaalude.
Le quatuor parisien (formé par les ex-Think Twice) convoque, sur s/t, les mânes des sombres héros du rock, ceux qui ont préféré la lucidité à la gloire ; fantômes d'un temps bien entendu révolu mais présent plus que jamais, par un étrange caprice temporel. 
Qui plus est, l'album est signé chez Born Bad Records, indice d'une implacable identité rock. Sans compter une réputation scénique acquise au gré de festivals dont la réputation est elle-même sans tache – du type Yeah ! et Convenanza (excusez du peu).
Alors, noir c'est noir, comme dirait l'autre. Mais aussi, c'est de la nuit que jaillit la lumière.

Nursery (Nantes)

Fin 2014, Nursery exhibe sa pop toxique en public, Nantes capitule sous l’attaque surprise. Une traînée de paillettes se répand ensuite dans tout l’Ouest et ailleurs: les témoins parlent “d’essoreuse” “d’une musique entre « violence, sexe et romance »”
Glam punk, new wave grunge, le cocktail d’influences est riche mais donne en effet une couleur singulière, à l’écart des courants actuels. Qu’importent les courants, Nursery pratique le crawl de façon athlétique et défend sa radicalité avec énergie : le batteur-chanteur déchaîne sa folie virale, le guitariste assassine au rasoir et le bassiste achève le travail généreusement.
Après avoir sorti en 2016 son premier album, le trio poursuit sa belle histoire perverse avec la faune des salles obscures et « Eugenia » le deuxième album du trio vient de sortir chez Kythibong. Candeur, colère, vulnérabilité, sérénité…Tout est noyé, comme digéré, dans une distorsion crasse et des échos scabreux. Il mélange tous les plaisirs : le sens mélodique de Jay Retard, la noirceur romantique de Robert Smith, l’énergie de Pixies et la radicalité de Wire. Les trois garnements reprennent à leur compte l’héritage post-punk de Public Image Limited, en lui insufflant une  précision sonore chirurgicale, des bizarreries et un décalage sauvage. Du beau boulot.