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sam. 05 nov. 2022 21H30

Tsugi Birthday Tour : Arnaud Rebotini · Madben · Lalalar · Cheap House + 1ere partie

15€
19.60€
Guichet 21€
STEREOLUX Salle Maxi Placement libre Debout - assis non garanti
Soirée interdite aux personnes mineures, même accompagnées
21H30 - 3H30
Organisateur : Stereolux

Pour fêter les 15 ans de Tsugi et son 150ème numéro, le magazine sillonne la France pour une série de soirées dont la programmation à été élaborée avec chaque salle. À Stereolux, c’est sous le patronage d’un des piliers de l’électro française, Arnaud Rebotini que le désormais local Madben et sa techno fine, la transe de Lalalar et l’électro organique des Strasbourgeois de Cheap House se succèderont pour une soirée libératoire !

Arnaud Rebotini (Fr) live

S’il y a un patron, c’est lui. Arnaud Rebotini a vécu l’explosion french touch de l’intérieur. Ami des Cassius, Étienne de Crécy, Air ou Daft Punk, il a un temps géré le disquaire Rough Trade, fondé le duo Black Strobe avec Ivan Smagghe, ainsi que le label du même nom. Puis a eu lieu une bascule : en 2017, sa maîtrise artistique a été révélée au-delà des cercles initiés grâce à sa bande-son du film 120 Battements par Minute. Depuis, le voilà demandé partout, de Feu! Chatterton ou Cheap House au cinéaste Dario Argento. Mais son intégrité, elle, n’a pas été altérée d’un poil. Et encore moins son sens du groove, élégant et organique.

Madben (FR) dj set

Perfectionniste ? Patient, plutôt. Le Lillois (et désormais nantais) Benjamin Leclerq sait faire mûrir ses projets. Son premier album, Fréquence(s) est ainsi venu marquer en 2018 l’aboutissement de huit ans de carrière. En solo comme dans son duo Trunkline, ou encore dans ses sets mensuels pour Tsugi Radio, tout est méticuleusement pensé. Mais c’est pour mieux lâcher prise au son d’une techno fiévreuse. Proche de Manu Le Malin, Laurent Garnier ou Rebeka Warrior, il se place également dans le sillage des pionniers de Detroit. Pas tant en surface, que dans le fond : dans cette volonté d’en appeler aux jambes comme à l’esprit. De venir immiscer ses machines entre nos synapses.

Lalalar (TR) Live

Le psyché anatolien s’essouffle-t-il ? Pas avec Lalalar, en tout cas. Formé par trois vétérans de la scène d’Istanbul, le groupe balaye tout sur son passage avec son premier album, paru sur l’excellent label suisse Les Disques Bongo Joe. On pourrait résumer leur musique à un savant mélange de new wave indus et de rock anatolien. Mais l’étiquette importe bien moins que l’énergie sombre et intense qui les habite. Un seul de leurs kicks acérés suffit pour nous emporter immédiatement en transe furieuse et libératrice. Car malgré la noirceur du propos, on ressort de leurs concerts transporté·e par une joie féroce.

Cheap House (FR) live

Ils sont un trait d’union. Celui entre le cosmos de Sun Ra et le béton du club. En une poignée de morceaux, le quintet strasbourgeois suscite déjà l’excitation. Adoubés par Arnaud Rebotini (qui a produit leur premier album à sortir à la rentrée), ces jeunes virtuoses manient les boucles avec liberté, et y insufflent des improvisations délirantes. Et, par une drôle d’effet chimique, cette collision semble produire une énergie infinie. Au-delà de l’idée de jouer de la house sur des instruments jazz, leur projet fait sentir un besoin viscéral de fusion et d’expérimentation. Machine, humain, électronique, acoustique, danse, extase : tout se brouille dans la transe.