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Terminé

LUN. 19 nov. 20H30

Concert

Queen Zee • Beechwood

STEREOLUX Salle Micro Organisateur : Stereolux Punk Rock Placement libre debout
8.60€
0€
Tarif sur place 9€

La soirée rock la plus excitante du trimestre ? A ma gauche, les Anglais queer de Queen Zee armés de leur punk glam chaotique et provocant. A ma droite, les New-yorkais de Beechwood et leur garage pop punk 70’s impeccable. Look, esprit, son, tout y est : vicieux et jouissif à souhait !

Queen Zee (GB)

Il en est de certains projets artistiques comme des politiciens démagogues et des Crocs à talons hauts : ils suscitent adhésion délirante ou rejet passionné, toute tiédeur, toute demi-mesure étant d'emblée écartée. C'est sans conteste la voie qu'a choisi le groupe sorti de l'underground de Liverpool, combo glam, punk et queer qui ne brille pas vraiment par sa discrétion. Ici, pas de zone de confort : tout est fait pour bousculer, provoquer, réveiller (les corps, les consciences, les sexualités) ; le chaos est le mot d'ordre, et la décharge salvatrice qui rompt codes, genres, croyances. Les Anglais savent d'ailleurs comme personne brouiller les pistes, empruntant au garage 70s, à la pop, au punk ; faisant de leurs concerts des happenings et de leurs vidéos des performances. Ce que d'aucuns considéreraient comme un grand écart impossible à tenir est pour eux une raison d'être, une mission sans doute, une vocation peut-être – et si le queer allait sauver le monde ?

Beechwood (Usa)

On sait le rôle, parfois prépondérant, que jouent certaines villes dans le processus de création. Dans le cas de Beechwood (qu'on ne saurait confondre avec le groupe de folk anglais du même nom), c'est toute l'imagerie fantasmée de New York – dangereuse, vicieuse, excitante – qui semble s'être incarnée dans ce gang, surgi de méphistophéliques bas-fonds et convoquant les fantômes des New York Dolls, de Lou Reed, des Ramones et de Television à grands coups de guitares psychés, de claviers on ne peut plus vintage et de rage typiquement punk. Si l'ensemble peut, au premier abord, paraître hétéroclite – néo-pop, garage, psyché copulent backstage sur un antique canapé défoncé, entre seringues et flaques de bière – c'est ce joyeux foutoir qui fait toute la venimeuse saveur de From The Land Of Nod, premier album qui sent le soufre et le stupre, et témoigne de la créativité du trio qui, bien plus qu'un simple décalque rétrospectif de la scène underground new-yorkaise des cinquante dernières années, en redessine les contours. En plus, ils sont sapés comme des princes.