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Reporté

MER. 8 avr. 20H30

Concert

Les Femmes S’en Mêlent : OOiOO • Les Vulves Assassines • Calva Louise

STEREOLUX Salle Micro Organisateur : Stereolux Electro Festival Hip hop Pop Rock Placement libre debout
POUR LES DÉTENTEURS DE LA CARTE STEREOLUX : 1 place achetée / 1 place offerte (La place offerte vous sera remise au guichet le soir même, sur présentation de votre billet et de votre carte Stereolux en cours de validité)

EN ATTENTE DE REPORT

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Dans le cadre de la lutte contre la propagation du Coronavirus, et sous réserve de nouvelles dispositions, Stereolux est entièrement fermé au public jusqu’au lundi 11 mai 2020. L’ensemble de nos activités sont suspendues : spectacles, ateliers, bar/resto, accueil et billetterie sur place.

La soirée Les Femmes S'en Mêlent est donc en attente de report. Les billets resteront valables en cas de report de l’événement ou seront remboursés dans un délai de 15 jours suivant la date initiale de la manifestation.

Festival précurseur (ils n’étaient pas nombreux il y a 23 ans à défendre la création féminine) et aujourd’hui toujours aussi furieusement nécessaire, LFSM vous fera découvrir le rock bruitiste et expérimental des Japonaises déjantées de OOiOO, l’electro-hip-hop punk des sauvages Vulves Assassines et le power pop surf grunge des Mancuniens de Calva Louise.


Dans le cadre du Festival Les femmes s’en mêlent, le documentaire Haut les filles de François Armanet sera projeté en salle Maxi mardi 7 avril à 19h. À la fin de la projection, vous pourrez discuter avec des artistes féminines locales sur leur vision de la place des femmes dans le secteur des musiques actuelles.

LFSM #23

C'était le 8 mars 1997 – ce jour-là naissait un festival bien particulier qui, désireux de promouvoir la scène musicale féminine indépendante, prônait une triple exigence : éclectisme, singularité et itinérance. Festival curieux par nature et par goût, qui suscitait en retour une curiosité souvent mêlée de condescendance, il n'échappa pas aux quolibets mais sut par abnégation faire taire les indélicats et les fâcheux. Aujourd'hui, il peut se targuer d'avoir fait se rencontrer Kim Gordon et Brigitte Fontaine, d'avoir braqué les projecteurs sur Jeanne Added, Christine & The Queens, Austra ou encore Cat Power ; les rires sous cape ont fait place au respect, et sa programmation est toujours aussi pointue. Et, surtout, son militantisme éclairé, ouvert, inclusif à une époque où les clivages se font toujours plus durs et les intransigeances plus irréconciliables, renforce encore sa nécessité.

 

Illustration : Faustine Jacquot

OOIOO (JP)

Ça a commencé comme une blague : la prolifique, hyper créative et multi-instrumentiste Yoshimi P-We (qui officie, entre autres, comme batteuse au sein de la tribu noise Boredoms) invite quelques-unes de ses copines à une séance photo – pour l'occasion, elles inventent un groupe fictif, histoire de rigoler. Mais la réalité, pour une fois facétieuse, les rattrape : l'année suivante, elles ouvrent pour Sonic Youth. OOIOO existe bel et bien. Depuis, le combo japonais trace un sillon exubérant et imprévisible, entre rock expérimental et délires post-néo-krautrock : sabbats bruitistes, bacchanales soniques, incantations tribales ; une dinguerie nippone – indispensable, donc, comme toute folie.

Les Vulves Assassines (FR)

Vous voulez du bien-être ? Vous aspirez à la sérénité et à l'équilibre karmique ? Vous venez d'engager un coach parce que le développement personnel vous sauvera en même temps qu'il sauvera le monde ? Vous êtes ouvert.e à toutes les expériences mais dans les limites de la décence, vous êtes Spritz sur rooftop et brunch gluten free ? Rassurez-vous, tout n'est pas perdu pour vous (même si un œil non exercé et plus ou moins malveillant pourrait prétendre le contraire sans avoir complètement tort parce que quand même c'est mal barré pour vous) : Les Vulves Assassines se chargeront de vous remettre dans un chemin pas droit du tout, à grands coups de torgnoles electro-punk-rap dans la tronche, avec des synthés bien crades et des punchlines qui claquent leur mère. Après, vous vous sentirez bien mieux, vous verrez.

De toute façon, le Spritz c'est dégueu.

Calva Louise (GB)

Tout de même, Albion, pour perfide qu'elle soit (sans parler du Brexit), n'en finit pas d'offrir au monde éberlué des groupes de musique qui font trépigner – d'envie (de faire aussi bien qu'eux) et d'impatience (de les voir sur scène). C'est – encore – le cas avec Calva Louise, trio mancunien on ne peut plus classic rock dans sa forme (guitare, basse, batterie), mené par une presque gamine au visage boudeur. Ça chante, ça sifflote, ça chahute comme dans un dortoir de colo ; ça s'amuse, ça hurle sans prévenir, ça part, faussement foutraque, dans tous les sens, avec du fuzz, du grunge, du surf rock, de la power pop (Pixies, avez-vous dit ?) – et surtout ça joue pour le plaisir de jouer et de faire du bruit. Fort et revigorant comme un trou normand.