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mar. 03 nov. 2020 20H30

Les Femmes S’en Mêlent : Maud Geffray ft. Laure Brisa + Silly Boy Blue

Annulé
STEREOLUX Salle Maxi
Placement libre assis
Organisateur : Stereolux

Suite aux annonces du 28/10/2020, les événements publics sont annulés à Stereolux du 30 octobre au 1er décembre 2020. Nous revenons vers vous dans les plus brefs délais concernant les modalités de remboursements ou de report de cette date. Merci de votre compréhension.

Festival précurseur (ils n’étaient pas nombreux il y a 23 ans à défendre la création féminine) et aujourd’hui toujours aussi furieusement nécessaire, LFSM s’adapte à la situation pour proposer un plateau curieux et hors piste, mais assis !


Dans le cadre du Festival Les femmes s’en mêlent, le documentaire Haut les filles de François Armanet sera projeté en salle Maxi lundi 2 novembre à 19h. À la fin de la projection, vous pourrez discuter avec des artistes féminines locales sur leur vision de la place des femmes dans le secteur des musiques actuelles.

LFSM #23

C'était le 8 mars 1997 – ce jour-là naissait un festival bien particulier qui, désireux de promouvoir la scène musicale féminine indépendante, prônait une triple exigence : éclectisme, singularité et itinérance. Festival curieux par nature et par goût, qui suscitait en retour une curiosité souvent mêlée de condescendance, il n'échappa pas aux quolibets mais sut par abnégation faire taire les indélicats et les fâcheux. Aujourd'hui, il peut se targuer d'avoir fait se rencontrer Kim Gordon et Brigitte Fontaine, d'avoir braqué les projecteurs sur Jeanne Added, Christine & The Queens, Austra ou encore Cat Power ; les rires sous cape ont fait place au respect, et sa programmation est toujours aussi pointue. Et, surtout, son militantisme éclairé, ouvert, inclusif à une époque où les clivages se font toujours plus durs et les intransigeances plus irréconciliables, renforce encore sa nécessité.

 

Illustration : Faustine Jacquot

Maud Geffray ft. Laure Brisa (FR)

STILL LIFE (A Tribute To Philip Glass) · Live A/V

Sa récente pièce musicale Still Life, composition pour harpe et synthétiseurs, se veut un hommage à Philip Glass, le maître de la musique répétitive et minimaliste. Pour la tournée qui l'accompagne, la musicienne et DJ nazairienne, autrefois moitié de Scratch Massive, s'est adjoint les services de la harpiste Laure Brisa et du vidéaste Kevin Elamrani-Lince, qui auparavant avait travaillé avec The Pirouettes et Tristesse Contemporaine. Still Life, c'est, dans une large mesure, la continuation logique du très onirique et frigorifique Polaar, composé de facto en Laponie : une inspiration vaste comme un paysage polaire, propice à une sorte de majestueuse cinématique intérieure, au surgissement d'images à l'élégance élégiaque, à une paisible rêverie bleutée parcourue d'inquiétantes tensions – une manière de slow rave, neigeuse et hypnotique.

interview

Silly Boy Blue (FR)

« Silly boy blue, you're a gift from the sun », chantait David quand il n'était pas encore tout à fait Bowie – « you've tried so hard to fly »... Des paroles qui semblent aller comme un legging à celle qui fut la chanteuse de Pegase avant de décider de voler de ses propres ailes. Une heureuse inspiration car, après son EP But You Will, écrit sur le coup d'une rupture amoureuse, et avant un premier et prochain album, la jeune Nantaise Ana Benabdelkarim fait beaucoup parler d'elle : le velours d'une voix évanescente et tout en retenue, la mélancolie aérienne d'une dream pop satinée et étrangement réconfortante, habillant de noir des compositions toutes de vague à l'âme, de questionnement de genres et d'emo culture, d'une honnêteté confondante et d'une pudeur jamais jouée, y sont pour beaucoup – on se gardera toutefois d'exagérer ou de railler une apparente fragilité, tant la jeune femme impose par sa personnalité comme par sa présence scénique : Silly Boy Blue, c'est d'abord l'histoire d'une émancipation, telle que ne l'aurait pas désavouée Bowie.

 

interview