Logo Stereolux
sam. 23 janv. 2021 18H30

Doc’N’Co : Manu Le Malin + docu “Sous le Donjon”

En attente
En fonction de l'évolution des conditions sanitaires, ce spectacle est susceptible de modification.
STEREOLUX Salle Maxi
Placement libre assis
Organisateur : Stereolux

EN ATTENTE DE REPORT

Nouveau cycle à Stereolux, DOC’N’CO proposera un documentaire musical suivi d’un concert sur le même thème. Une première session consacrée à une figure de la techno française : Manu Le Malin. En  préambule vous pourrez voir Sous le Donjon, le premier documentaire des désormais nantais Sourdoreille, puis découvrir Crush For Crash, le live ambient et visuel du ténébreux dj, accompagné de l’artiste protéiforme Regina Demina.

Manu le Malin & Regina Demina (Fr) :

Âmes sensibles, s'abstenir. Crush for crash n'est pas fait pour réjouir les cœurs : deux amants, un accident de voiture ; l'un survit, l'autre meurt et se désincarne en fantôme pour évoquer à rebours une relation amoureuse dont elle était la victime. Ambiance. 

En même temps, les créations respectives du prince de la hardcore et de la musicienne, vidéaste et performeuse n'ont jamais incité à la jovialité, et pourraient même donner envie, par réaction, d'écouter Annie Cordy en boucle (ce qui, à bien des égards, pourrait s'avérer tout aussi traumatisant). Mais foin d'émotivité : le propos est frontal, âpre, d'un romantisme macabre exacerbé, et se double d'une esthétique fortement contrastée et comme pétrifiée (évoquant Ballard, Shakespeare, Stephen King), et que renforce la matière sonore du Malin, naviguant entre ambient et drone, en un continuel bruissement industriel. Une manière de De profundis au goût de métal et de sang.

Performance accueillie en collaboration avec Trempolino. 

Documentaire “Sous le donjon”

Premier documentaire produit et réalisé par le collectif Sourdoreille, Sous le donjon s'attache aux pas de l'enfant terrible des scènes hardcore et techno françaises, de celui qui, depuis plus de deux décennies d'activisme musical, rallie tous les suffrages et suscite un engouement jamais démenti.

Nous sommes alors en 2016, dans les jardins du château de Keriolet, à Concarneau – « château de Blanche-Neige sous acide », selon Laurent Garnier : son propriétaire ouvre, comme chaque année, la demeure à l'équipe d'Astropolis pour des afters entre happy few. Une silhouette sombre et anguleuse émerge dans la nuit parmi les arbres ; le Malin s'apprête à délivrer un set dont il a le secret, et qui relève autant de la performance. C'est frontal, enténébré, sans concessions – comme toujours. Peu après, on le retrouve, souriant et disert, autour d'une table, à discuter entre amis – les premières raves, les rencontres essentielles, la reconnaissance –, on écoute les témoignages souvent admiratifs de DJs chevronnés (c'est ainsi que l'on croise Garnier, Jeff Mills, Torgull). C'est une histoire commune que raconte Sous le donjon, celle des tout débuts de la scène techno en France, celle d'une exemplaire intégrité artistique, celle d'amitiés fidèles, sur fond de musique qui tabasse.